Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a plaidé, ce jeudi devant la Chambre des représentants, en faveur d’un amendement au projet de loi 51.25, afin d’y intégrer le programme de formation par apprentissage Tadaroj, destiné notamment aux jeunes non diplômés.
Cet amendement prévoit d’encadrer juridiquement ce programme national, lancé en 2025 pour généraliser la formation par apprentissage. Doté d’un budget global de 800 millions de dirhams, Tadaroj vise à former et insérer 100.000 jeunes par an dans plus de 200 métiers, notamment dans les secteurs de l’artisanat, de l’agriculture, du numérique et du tourisme.
Le programme implique plusieurs départements ministériels, dont ceux de l’Artisanat, de l’Agriculture et de la Jeunesse. L’État octroie également une bourse annuelle de 5.000 dirhams par stagiaire afin d’encourager les jeunes à intégrer ce dispositif.
Devant la commission des secteurs sociaux, relevant de la Chambre des représentants, l’amendement a été adopté à la majorité. Selon Younes Sekkouri, cette disposition «permet aux non-diplômés de bénéficier, eux aussi, des incitations accordées par l’État» via l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC).
«Grâce à cela, nous allons ouvrir la voie à des dizaines de milliers, pour ne pas dire des centaines de milliers de non-diplômés dans l’agriculture, le bâtiment, le tourisme et dans un grand nombre de secteurs, afin qu’ils puissent intégrer le monde du travail», a poursuivi le ministre.
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Younes Sekkouri a expliqué que lorsqu’une entreprise embauche ces jeunes, l’État intervient pour lui accorder des incitations destinées à l’aider à prendre en charge le coût du travail et de la formation du recruté.
Selon le ministre, la durée de l’apprentissage est «globalement de 12 mois», avec pour objectif de «s’efforcer d’aider au maximum les jeunes, y compris les non-diplômés, à obtenir un emploi stable après ces 12 mois».
Avec l’intégration de Tadaroj au projet de loi 51.25, le gouvernement entend donner une base juridique plus solide à la formation par apprentissage et élargir l’accès des jeunes non diplômés au marché du travail. Le dispositif mise ainsi sur l’entreprise comme espace de formation et d’insertion, dans des secteurs où les besoins en main-d’œuvre demeurent importants.




