Karim Boukhari

Entre amis

Karim Boukhari a une longue expérience en journalisme. Il a dirigé plusieurs rédactions. Boukhari a une plume reconnaissable entre mille. Un regard aiguisé sur le monde, un sens enchanteur de la dérision| une griffe unique.

Coexistence, mon c…!
Excusez le titre de cette chronique, il est violent mais il a du sens: car on ne coexiste pas entre un oppresseur et un opprimé. On coexiste entre égaux ou on ne coexiste pas.
Élections 2026, à surveiller comme le lait sur le feu…
Quand le candidat ou la couleur pour laquelle vous avez voté emporte le morceau, vous avez l’impression et la sensation d’avoir gagné au loto. La probabilité est faible mais cela vaut le coup d’essayer…
Le cinéma avant le pain et le biberon
En hommage à Mostafa Derkaoui, dont le premier film, pourtant essentiel, a failli disparaitre à jamais.
«Dégagez, on n’accepte pas les mendiants ici!»
«S’il vous plaît, demande-t-elle, je veux juste la monnaie pour prendre le tram avec mes enfants». Ah oui? Personne ne semble la croire, ni être prêt à lui rendre service.
Il y a toujours un inna dans l’affaire!
«Inna et ses sœurs», c’est la famille Addams au grand complet. Chaque adverbe vous embrouille plus que les autres et peut vous faire douter de ce que vous venez de voir de vos propres yeux.
Le foot, cette ivresse qui nous sauve (ou nous achève)
Pourquoi un ballon qui roule pendant 90 minutes peut-il nous transporter plus haut qu’un plaisir charnel ou nous briser plus violemment qu’un deuil personnel?
Y a-t-il encore des petites nations?
Il y a un dicton populaire qui dit que «les épaules se sont égalisées»: cette image décrit le moment où le corps d’un enfant achève sa croissance et rejoint le monde des adultes, d’égal à égal. Le football mondial en est là. Les épaules se sont égalisées.
Quand le franc-parler dérange
Que faire quand des quidams très bruyants n’acceptent pas qu’un joueur change de nationalité sportive ou que son père s’exprime sans langue de bois?
Restons fous, rêvons de l’impossible!
On connaît tous cette blague où un Américain demande à l’homme en face d’où il vient. L’homme répond: Morocco. Et l’Américain comprend: Monaco.
Allez les Lions!
En 1998, les joueurs marocains, aux anges malgré une lourde defaite, se bousculaient pour échanger leurs maillots avec les stars brésiliennes. Aujourdhui, ils joueront pour la gagne, rien d’autre. Entre les deux, c’est toute une psychologie collective qui a basculé.