Dar Lkabranate. EP-217. Faux arrêt du TAS sur le Maroc: le grand délire cathodique made in Algeria
Cet été, c’est la panique générale au grand état-major des illusions. Nos chers caporaux courent dans tous les sens, complètement dépassés par la météo politique. Il faut dire que la carte des réjouissances est particulièrement gratinée: des moutons d’importation qui voyagent en classe affaires pour finir fétides à l’arrivée, une dotation touristique tellement ridicule qu’elle relève de la charité (et de toute façon inaccessible, les cartes bancaires nationales étant décédées dans l’indifférence générale), sans oublier les pannes de courant à répétition qui font désordre pour un prétendu géant du gaz. Bref, ça brûle de partout. Mais rassurez-vous, la cellule «enfumage et divertissement» tourne à plein régime. Quand le réel devient un peu trop vexant, la recette est toujours aussi savoureuse: on convie la crème des «journalistes» aux ordres et une brochette d’experts en tout et rien sur les plateaux télé. Autour de micros bien ouatés, c’est le grand festival du délire collectif. On y apprend, avec un aplomb qui force le respect, que le Sénégal a officiellement décroché la Coupe d’Afrique et que le Tribunal arbitral du sport vient d’asséner le coup de grâce définitif au Maroc. Une preuve? Un document? Un début de commencement de fait réel? Voyons, ne soyez pas mesquins. La réalité est une option, et le ridicule, comme chacun sait, est un sport national qui ne tue plus depuis bien longtemps.
Le36. EP518. Devant la Brigade, la figue de barbarie arrive piquante et repart encore plus chère
Convoquée par la Brigade, la figue de barbarie affirme avoir changé de statut. Elle n’est plus un fruit, mais une œuvre d’art: on la contemple à distance, sans jamais oser la toucher. À 8 dirhams l’unité, le Marocain s’en approche, la renifle, hoche la tête d’un air entendu, puis s’éloigne les mains vides, avec la dignité de celui qui avait, de toute façon, mieux à faire. Et, bien sûr, tout est la faute des intermédiaires, des intermédiaires des intermédiaires, et sans doute aussi des intermédiaires des intermédiaires des intermédiaires. Quant à la solution miracle, elle est toute trouvée: qu’un prédicateur du régime tayyibat la déclare persona non grata, et son prix s’effondrera dès le lendemain.
L’œil de Gueddar. L’Algérie s’embrase, le pouvoir reste perché
L’Aïnouche du jour. Algérie de Tebboune: zéro vote, zéro volt
L’œil de Gueddar. Négociations: le Polisario se braque...et se fait hara-kiri
L’Aïnouche du jour. Du courant au semblant de vote, le régime d’Alger coupe tout
L’œil de Gueddar. Affaire Abderrahim Fakir en Italie: la bavure de trop
L’Aïnouche du jour. Attaquer puis supplier: la méthode Alger
L’œil de Gueddar. La grève des avocats s’éternise
L’Aïnouche du jour. Alger déroule le tapis rouge... jusqu’aux barreaux