Opinions

Détroit de Gibraltar: les chemins de l’exil –en 818 déjà–
En 818, la répression d’une révolte à Cordoue jette sur les routes une partie des habitants de la ville. Certains pousseront leur exil jusqu’en Crète, d’autres traversent ce petit bras de mer pour trouver refuge à Fès ou à Bhalil.
Offensive allemande sur la politique étrangère de l’Europe
Réforme du Service européen pour l’action extérieure, offensive contre le droit de veto des États membres: la rentrée européenne est marquée par la tentative allemande d’accompagner sa politique massive de réarmement d’une blitzkrieg institutionnelle pour contrôler cette autre arme capitale qu’est la diplomatie européenne.
Mondial 2030: le récit espagnol et le projet marocain
Une question toute simple: où est la décision de la FIFA? Elle n’est ni à Madrid, ni à Barcelone, ni à Rabat. Elle est encore à prendre.
Coexistence, mon c…!
Excusez le titre de cette chronique, il est violent mais il a du sens: car on ne coexiste pas entre un oppresseur et un opprimé. On coexiste entre égaux ou on ne coexiste pas.
À quand une école marocaine sans smartphone?
Le téléphone est devenu tellement présent dans la vie des jeunes que certains gouvernements ont décidé de lui imposer une pause à l’école.
Les MRE et les législatives du 23 septembre: les partis interpellés
À l’approche des législatives du 23 septembre, voilà les MRE qui reviennent à la charge et interpellent les partis politiques sur leur place dans l’édifice institutionnel.
Le Maroc devant la deuxième montagne
C’est peut-être là le véritable défi de la deuxième montagne: faire avancer ensemble des structures qui peuvent courir et une société qui doit trouver son propre rythme. Accorder des structures anthropologiques et sociales à des structures économiques qui peuvent parfois, voire souvent, aller à contresens les unes des autres.
Cette parlementaire qui confond domaine public et domaine privé
Bien qu’ayant fait Sciences Po, j’ignorais que lorsqu’on achetait une masure à Rabat on recevait en prime une portion du domaine public devant le portail.
Quand une certaine presse espagnole confond l’Algérie et le Maroc
Héritière de l’Algérie française à laquelle elle doit son nom, ses frontières et toutes ses infrastructures, voilà que désormais, par détestation du Maroc, l’Algérie jusque-là «championne de l’anticolonialisme», se fait désormais le chantre de l’Empire espagnol. C’est en effet avec gourmandise que ses médias ont relayé une enseignante espagnole qui a osé dire que «jusqu’en 1957, le Royaume du Maroc n’existait pas».
Quand l’analyse stratégique fabrique la guerre qu’elle prétend prévenir
Comment Yago Rodríguez, directeur de The Political Room, transforme des hypothèses discutables en certitudes, des capacités en intentions et une crise migratoire en preuve d’une agressivité marocaine permanente.
Les Arabes et la guerre russe contre l’Ukraine
Face à une guerre en Ukraine qui menace de franchir un nouveau palier, les pays arabes poursuivent un délicat exercice d’équilibriste. Ni pro-Poutine ni pro-Zelensky, ils préservent leurs intérêts tout en se tenant à distance d’un conflit qui n’est pas le leur, mais dont ils subissent les conséquences.
Jeux méditerranéens: la grandeur perdue d’une belle idée
Les Jeux méditerranéens étaient un véritable tremplin vers l’élite mondiale. Le public savait pourquoi il venait au stade: il venait voir les champions de demain.
Vols ordinaires
Il est évident que la plupart des Marocains sont honnêtes et dénoncent ces délits. Mais voler des bagages à bord du Boraq, c’est non seulement inacceptable, mais c’est d’une gravité qui, dans certains cas, peut devenir criminelle.
Ayyoub Bouaddi: un record et des questions
Le transfert d’Ayyoub Bouaddi de Lille vers Manchester City pour 100 millions d’euros (en comptant les bonus) en fait le joueur le plus cher de l’histoire du football marocain. Mais…
Archives militaires de Vincennes. Ép. 8: la mort du sultan Moulay Hassan Ier ravive les convoitises de l’Algérie française sur le Sahara
Le 14 juin 1894, moins de dix jours après la mort du sultan Moulay Hassan Ier, le gouverneur général de l’Algérie, Jules Cambon, adresse au ministre français des Affaires étrangères un rapport qui est aussi un programme d’action. Le Touat et In Salah y apparaissent comme des territoires que la France ne contrôle pas encore, mais qu’elle cherche à détacher de l’Empire chérifien par des négociations secrètes avec des gouverneurs marocains, sans renoncer à la force. Sous la plume de Cambon, le Touat n’est ni une dépendance algérienne ni un désert sans maître, mais un territoire qu’il faut stratégiquement placer sous «protectorat» au moment où la mort de Moulay Hassan lui paraît offrir l’occasion d’avancer.
Abdellah Ouazane, le pont trop loin de Van der Vaart
La FRMF a compris qu’il ne suffisait plus d’attendre qu’un joueur devienne une star pour lui proposer le maillot national. Il faut l’identifier plus tôt, l’accompagner, lui présenter un projet et lui donner le sentiment qu’il en fait partie.
La conquête de Sebta est ancienne, pas ses frontières actuelles
On peut arguer de l’ancienneté de la conquête de Sebta. Mais on ne peut en déduire celle de ses limites territoriales, largement repoussées au XIXᵉ siècle.
Ce que Ceuta coûte aux Européens
Depuis la crise migratoire de l’été, on a beaucoup parlé de ce que l’Europe devait à Ceuta. Il est temps de regarder ce que Ceuta coûte à l’Europe. Ces quelque 19 km² de territoire espagnol sur la côte africaine sont largement subventionnés et accompagnés par l’Union européenne. Mais le coût des présides ne se mesure pas seulement en millions d’euros. S’il est d’abord budgétaire, il est aussi politique, faisant rejaillir à Bruxelles les divisions que le Pacte européen sur la migration pensait avoir surmontées. Et surtout, quel est le prix de la responsabilité? Jusqu’où la solidarité européenne doit-elle aller lorsqu’elle est appelée à prendre en charge les conséquences de choix politiques nationaux?
Élections 2026, à surveiller comme le lait sur le feu…
Quand le candidat ou la couleur pour laquelle vous avez voté emporte le morceau, vous avez l’impression et la sensation d’avoir gagné au loto. La probabilité est faible mais cela vaut le coup d’essayer…
Wafae Atid, ou comment un mensonge se transforme en procès médiatique contre le Maroc
Le récit de Wafae Atid, qui affirme avoir fui le Maroc à la nage pour échapper à l’oppression familiale, continue d’être largement relayé malgré ses nombreuses contradictions. Une affaire qui interroge sur le traitement médiatique réservé au Royaume par une partie de la presse occidentale.
États-Unis–Chine: de la concurrence à la menace, les ressorts d’une rivalité
L’inquiétude américaine face à la montée en puissance de la Chine n’est pas nouvelle. Mais depuis une dizaine d’années, la rivalité sino-américaine s’est imposée comme l’un des axes structurants de l’ordre international.
Les frontières de l’Europe doivent être en Europe
En 1987, le roi Hassan II demanda l’adhésion du Maroc à la Communauté économique européenne. La demande fut écartée: le Maroc n’était pas un pays européen. La réponse semblait évidente. Elle l’est beaucoup moins aujourd’hui. Car voici que la même Europe qui expliquait au Maroc qu’il ne pouvait entrer dans la Communauté parce qu’il était africain nous explique aujourd’hui que deux villes situées en Afrique constituent ses frontières.
Le «mercato politique» est une insulte à notre intelligence
La conséquence, c’est l’abstention massive. Les citoyens qui n’apprécient pas qu’on les prenne pour des andouilles boudent les urnes.
Le projet d’enclaves «pieds-noirs» en Algérie et les enclaves de Ceuta et Melilla
Alain Peyrefitte a proposé au général de Gaulle la création de deux grandes enclaves, Alger et Oran, qui seraient restées françaises à côté d’une Algérie devenue indépendante et livrée au FLN. Quelle aurait été l’histoire si de Gaulle avait accepté la proposition de Peyrefitte? La France devrait ainsi, comme l’Espagne aujourd’hui, gérer deux enclaves françaises, Alger et Oran, installées au cœur d’une Algérie avec laquelle les relations sont difficiles. De mauvaises langues disent qu’à l’inverse, en 2026, il y a des enclaves algériennes à Marseille…
De 788 à 1415, avant d’être portugaise puis espagnole, Ceuta-Sebta fut une ville marocaine
À l’opposé de la propagande espagnole qui se démène pour nier sa marocanité, la ville de Sebta a été administrée par l’État marocain, fondé par la dynastie des Idrissides, pendant plus de six siècles. En voici la preuve par l’Histoire.
Macron et la politique arabe de la France
Pour beaucoup, ce concept de «politique arabe de la France» sent la naphtaline des années 1970. Il est régulièrement brandi par les détracteurs de la diplomatie française, qui lui reprochent son tropisme pro-arabe et pro-palestinien.
Les Lions de l’Atlas valent-ils vraiment si peu?
Une question mérite d’être posée sans complexe: si l’équipe nationale marocaine est devenue une puissance mondiale, pourquoi ses meilleurs joueurs peinent-ils à convertir leurs performances internationales en grands transferts?
Voter
Des philosophes nous ont enseigné qu’il «existe une intelligence universelle à laquelle tous les hommes participent». Si, par paresse, égoïsme ou inconscience, certains renoncent à contribuer par l’acte de voter dans une élection à cette intelligence, autrement dit à cette humanité, c’est l’avenir de leurs enfants qu’ils ruinent.
Botola: en attendant la réforme…
Combien de clubs, aujourd’hui, seraient capables de répondre à un vrai cahier de charges? Ni 20, ni encore 16, certainement moins, beaucoup moins.
Archives militaires de Vincennes. Ep 7. 1893: le prétexte français pour rompre le traité de Lalla Maghnia et avancer vers le Sahara oriental
En décembre 1893, une note de l’état-major français transforme les combats de Melilla et la perspective d’une prise de Tanger par la Grande-Bretagne en déclencheurs d’une intervention au Maroc. Le raisonnement est écrit sans détour: si Madrid obtient des territoires ou si Londres s’installe à Tanger, Paris considérera le traité de Lalla Maghnia de 1845 comme rompu. Derrière cette rupture unilatérale se dessine un programme militaire: partir de Maghnia, atteindre la Moulouya, verrouiller les routes de l’Est et activer la pénétration militaire française au Sahara oriental. Les plans de conquête du Touat, du Gourara et du Tidikelt existent déjà.