Tanger: interpellations sur fond de soupçons d’irrégularités électorales

Lors de l'opération de vote aux Législatives du 23 septembre 2026.

Lors de l'opération de vote aux Législatives du 23 septembre 2026.. AFP or licensors

Revue de presseL’affaire des incidents enregistrés dans le bureau de vote de l’école Al Qods à Tanger connaît de nouveaux rebondissements judiciaires. Entre arrestations, auditions et mises au point musclées de la direction du PAM, la justice poursuit son enquête pour établir la véracité des vidéos relayées en ligne et déterminer les responsabilités de chacun dans ce dossier qui enflamme la scène politique locale. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 25/09/2026 à 21h35

Trois personnes ont été interpellées dans le cadre de l’affaire du bureau de vote à Tanger, tandis que les investigations judiciaires se poursuivent avec l’audition de plusieurs acteurs politiques. C’est ce qu’indique le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end du 26 et 27 septembre. Les recherches menées par les services compétents à Tanger, sur fond des incidents survenus dans le bureau de vote de l’école Al Qods lors des élections législatives, ont abouti à l’arrestation de trois individus.

Cette affaire s’inscrit dans le prolongement d’investigations sécuritaires d’envergure, susceptibles d’impliquer des responsables de la ville. Plusieurs personnalités affiliées au Parti authenticité et modernité (PAM) ont ainsi été convoquées, certaines ayant passé plusieurs heures au siège de la préfecture de police pour les besoins de l’enquête.

Ces développements font suite à une vidéo montrant des documents électoraux, dont des bulletins de vote, en possession d’une personne à proximité immédiate du centre de vote, avant l’intervention des services de sécurité et son arrestation. Le parquet général près le tribunal de première instance de Tanger avait précédemment annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’interpellation d’un individu en possession d’une sacoche contenant des documents électoraux, soulignant que cette démarche vise à élucider la réalité de ces faits et leurs circonstances, et à tirer toutes les conséquences juridiques qui s’imposent à la lumière des conclusions.

En parallèle, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire suite à la circulation d’une séquence vidéo sur les réseaux sociaux, montrant une urne en verre contenant plusieurs enveloppes blanches, afin de vérifier la véracité des faits relayés. À mesure que les investigations progressent, les services compétents ont procédé à l’audition de plusieurs parties impliquées, de près ou de loin, dans ces incidents, afin de rassembler les éléments de preuve et les déclarations susceptibles d’aider à élucider ce qui s’est produit dans le périmètre du bureau de vote.

Les auditions menées par la police judiciaire ont également concerné des représentants de plusieurs formations politiques, notamment le Parti de la justice et du développement (PJD), le Mouvement populaire (MP), l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le Front des forces démocratiques (FFD) et Annahj Addimocrati, dans le cadre d’investigations visant à clarifier le contexte des événements. Les autorités judiciaires poursuivent ainsi leur travail de recoupement des informations auprès de tous les protagonistes, sous la supervision directe du parquet compétent.

De son côté, la direction du PAM a réagi par un communiqué officiel, qualifiant la campagne médiatique l’ayant visée, à la suite des incidents de l’école Al Qods et des auditions menées par le parquet, de manœuvre orchestrée et artificielle.

Par La Rédaction
Le 25/09/2026 à 21h35