Tous les articles correspondant à #Dar Lkabranate

Dar Lkabranate. EP-224. Aïssiou: Alger voulait un détenu, Madrid lui offre le statut VIP
Pendant que les forêts algériennes s’offrent un brasero estival hors de contrôle, le grand metteur en scène de la République s’affaire. Cacher la fumée sous le tapis? Trop simple. L’urgence exige du panache: on vous bricole un Alcatraz local, on réinvente à grand renfort de clairons une peine de mort qui... existait déjà et on boude ostentatoirement les Émirats arabes unis, histoire de ne pas s’ennuyer entre deux réunions. Mais le véritable chef-d’œuvre de la n se joue sous le soleil ibérique. Prêt à brader la quincaillerie nationale pour rapatrio-importer Ayoub Aïssiou, gracieusement condamné par contumace à 20 ans de réclusion, le régime s’attendait à une standing ovation. Non seulement l’intéressé flâne librement, mais il demande l’asile politique en Espagne. Une pichenette appliquée avec la grâce nonchalante d’un torero qui regarde le taureau se prendre les pieds dans sa cape. Quand on prétend régner d’une main de fer, c’est tout de même ballot quand le gant est en papier mâché.
Dar Lkabranate. EP-223. Feux de forêt: Tebboune ressuscite la peine capitale pour cacher les morts
Ah, l’art consommé de la gouvernance par l’esbroufe! Pourquoi s’encombrer d’un bilan factuel sur des incendies ravageurs quand on peut balayer les cendres sous le tapis du déni? Compter les morts exigerait un minimum de compétence, une notion aussi étrangère à ce régime que celle de prévention. Quand l’impéritie devient le seul véritable mode de gestion, la panique s’installe. Et pour masquer un naufrage d’État, rien ne vaut un bon coup de théâtre grotesque orchestré par un chef d’État dont la sénilité est une démonstration publique quotidienne. La géniale trouvaille est d’annoncer le «rétablissement» de la peine de mort. Plutôt que d’apporter des réponses tangibles à un drame qui se répète avec une régularité de métronome, le système préfère s’enfermer dans son délire autoritaire, incapable de voir qu’il est lui-même le premier pyromane de sa propre faillite.
Dar Lkabranate. EP-222. Gaïd Salah, l’affaire qui fait tache
Les révélations de Taoufik Bennacer, fils de feu le général Larbi Bennacer, continuent de faire des vagues jusque dans les couloirs étoilés du régime. Selon ses déclarations, Gaïd Salah n’aurait pas succombé à un simple arrêt cardiaque et des traces de sang auraient été retrouvées dans sa résidence, sans qu’aucune autopsie ne soit pratiquée. Devant son état-major, réuni en urgence à ce sujet, Chengriha trouve la parade: «Ce n’est pas du sang, c’est du ketchup.» Et si personne n’a nettoyé les traces? Simple: «Il n’y avait pas assez d’eau», répond Tebboune. Face à la polémique, une nouvelle idée germe: rouvrir l’enquête… tout en désignant déjà un «tueur présumé», qui n’est autre que le général défunt Larbi Bennacer.
Dar Lkabranate. EP-220. Sans eau ni électricité, la force de frappe à sec et dans le noir
Alerte générale au sommet du haut commandement de la «force de frappe» autoproclamée, cette superpuissance africaine dont l’hégémonie ne rivalise désormais plus qu’avec le top 3 des géants économiques mondiaux. Et la panique est totalement justifiée: le «titan» au pied d’argile se retrouve soudain à court de courant, contraignant son illustre président Tebboune à décréter deux semaines supplémentaires de vacances aux écoliers pour grapiller quelques précieux kilowatts de «triciti». Mais le génie logistique ne s’arrête pas là. En plus de croupir dans le noir, le pays fait face à une pénurie d’eau si absolue que même la capitale se retrouve à sec. Là-bas, les coupures ne se comptent plus en pauvres petites heures, mais en jours glorieux. On n’ose imaginer le parfum d’exotisme raffiné qui embaume les chancelleries étrangères. Qu’à cela ne tienne: pour les esprits chagrins et les inciviques qui oseraient murmurer la moindre plainte face à ce miracle économique, le service après-vente offre un billet simple, formule tout compris, pour la prison d’El Harrach.
Dar Lkabranate. EP-217. Faux arrêt du TAS sur le Maroc: le grand délire cathodique made in Algeria
Cet été, c’est la panique générale au grand état-major des illusions. Nos chers caporaux courent dans tous les sens, complètement dépassés par la météo politique. Il faut dire que la carte des réjouissances est particulièrement gratinée: des moutons d’importation qui voyagent en classe affaires pour finir fétides à l’arrivée, une dotation touristique tellement ridicule qu’elle relève de la charité (et de toute façon inaccessible, les cartes bancaires nationales étant décédées dans l’indifférence générale), sans oublier les pannes de courant à répétition qui font désordre pour un prétendu géant du gaz. Bref, ça brûle de partout. Mais rassurez-vous, la cellule «enfumage et divertissement» tourne à plein régime. Quand le réel devient un peu trop vexant, la recette est toujours aussi savoureuse: on convie la crème des «journalistes» aux ordres et une brochette d’experts en tout et rien sur les plateaux télé. Autour de micros bien ouatés, c’est le grand festival du délire collectif. On y apprend, avec un aplomb qui force le respect, que le Sénégal a officiellement décroché la Coupe d’Afrique et que le Tribunal arbitral du sport vient d’asséner le coup de grâce définitif au Maroc. Une preuve? Un document? Un début de commencement de fait réel? Voyons, ne soyez pas mesquins. La réalité est une option, et le ridicule, comme chacun sait, est un sport national qui ne tue plus depuis bien longtemps.
Dar Lkabranate. EP-216. Quand l’incompétence se paie au prix fort
S’il est une chose que le régime d’Alger aura parfaitement réussie à l’issue du Mondial 2026, c’est bien de transformer son désormais ex-sélectionneur en multimillionnaire, sans le moindre effort. Avant même le coup d’envoi de la compétition, Tebboune & Co avaient jugé judicieux de prolonger son contrat jusqu’en 2028, à raison de 160.000 euros par mois. Résultat des courses: son départ contraint désormais la fédération à lui verser au moins 7 millions d’euros d’indemnités. Une démonstration éclatante de sens de l’anticipation. Pendant ce temps, un autre sujet aurait peut-être mérité un peu plus d’attention: le taux de participation aux élections législatives, officiellement estimé à 20%. Entre nous, libre à chacun de diviser ce chiffre par quatre s’il cherche une estimation plus crédible. Mais dans l’univers parallèle du pouvoir algérien, ni ce fiasco démocratique, ni le coûteux naufrage sportif ne semblent susciter la moindre remise en question. Ainsi va l’Algérie.
Dar Lkabranate. EP-212. Ce que Chengriha a raté et ce qu’un motard qatari a trouvé (ou pas) à Ghar Djebilet
Abdelmadjid Tebboune a reçu les Verts en grande pompe avant leur départ pour le Mondial. Saïd Chengriha, lui, avait un empêchement de dernière minute, un agenda chargé, une réunion urgente, n’importe quoi sauf une photo qui va le suivre comme une ombre ad vitam æternam. Pendant ce temps, le motard qatari Khalid Al-Jaber filmait tranquillement Ghar Djebilet... un grand trou dans le désert avec, à l’horizon, rien du tout.
Dar Lkabranate. EP-209. Algérie: quand le bon sens prend l’avion (et le mouton avec)
C’est à se demander si l’Algérie a été conçue comme un gigantesque laboratoire de l’absurde, tant les décisions du régime défient le bon sens. Importer des moutons par avion pour l’Aïd alors que le pays se vante d’abriter l’un des plus grands cheptels du continent, voilà qui relève du génie. Et pourquoi se priver des joies du transport aérien en pleine flambée des prix du kérosène? Rien ne dit «fête» comme un mouton payé au prix du caviar. Mais le summum, c’est quand on découvre que ces mêmes moutons importés arrivent couverts de maladies. L’Algérie, ce pays où l’on mobilise des chars pour écraser des mouches, nous prouve une fois de plus que la gestion relève du domaine de l’art contemporain. Entre une gérontocratie qui vire «ga-ga» et un sens des priorités qui défie toutes les lois de la physique, le bon sens est sacrifié sur l’autel d’un système qui tourne à vide depuis des décennies.
Dar Lkabranate. EP-208. Algérie: on ne sait pas ce qui se passe dans les soirées de Tebboune… mais Hamlaoui garde son poste
Ibtissem Hamlaoui reconduite à la tête du Croissant-Rouge algérien, personne n’a fait semblant d’être surpris. Chez les voisins, on ne dirige pas parce qu’on est compétent, on dirige parce qu’on est bien placé. Et visiblement, elle l’est. Assez pour séduire Abdelmadjid Tebboune, mais aussi Brahim Ghali qui lui envoie des invitations à des soirées dont on ne connaît pas le programme mais dont on devine l’ambiance. Pendant ce temps, la nomenklatura fait grise mine. Paris lui a claqué la porte au nez et des soldats turcs ont craché un «tfou» sonore au passage de Tebboune.
Dar Lkabranate. EP-207. Du «jamais sans le Polisario» au «on s’incline»: le virage à 180° d’Alger
La seule constance du régime algérien, ici représenté par M. Le président, c’est son talent pour l’acrobatie verbale. Hier encore, Tebboune claironnait qu’il ne lâcherait jamais la «cause sahraouie». Aujourd’hui, le voilà qui célèbre la résolution 2797 comme une divine surprise, reconnaissant ainsi que l’autonomie sous souveraineté marocaine sur le Sahara est «inéluctable». Quel revirement! Quel pragmatisme! On se demande seulement à quel moment ce même régime, si prompt à dénoncer les «ingérences étrangères», a décidé que les desiderata de Washington valaient bien une trahison de ses anciens protégés. Après tout, quand on a passé des années à entretenir des camps de réfugiés fantômes et des milices fantoches, il faut bien savoir tourner casaque… et aller à Canossa.