Tous les articles correspondant à #Histoire du Maroc

Archives militaires de Vincennes. Ep 7. 1893: le prétexte français pour rompre le traité de Lalla Maghnia et avancer vers le Sahara oriental
En décembre 1893, une note de l’état-major français transforme les combats de Melilla et la perspective d’une prise de Tanger par la Grande-Bretagne en déclencheurs d’une intervention au Maroc. Le raisonnement est écrit sans détour: si Madrid obtient des territoires ou si Londres s’installe à Tanger, Paris considérera le traité de Lalla Maghnia de 1845 comme rompu. Derrière cette rupture unilatérale se dessine un programme militaire: partir de Maghnia, atteindre la Moulouya, verrouiller les routes de l’Est et activer la pénétration militaire française au Sahara oriental. Les plans de conquête du Touat, du Gourara et du Tidikelt existent déjà.
Diapos. «Note sur la question Marocaine».
Quand une élue du PP ressuscite au micro de la COPE l’intox d’un Maroc né en 1957
La chaîne espagnole a présenté comme une leçon d’histoire une succession d’anachronismes débités par Margarita Torres, médiéviste spécialiste du royaume de León et conseillère municipale du Parti populaire. Son affirmation selon laquelle le Maroc n’aurait pas existé avant 1957 est non seulement fausse, mais contredite par les traités que l’Espagne elle-même signait avec le Royaume plusieurs siècles auparavant.
Fès. Au cœur du Musée de la Monnaie, un voyage à travers des siècles d’histoire du Maroc
À Fès el-Bali, Bank Al-Maghrib vient d’inaugurer un musée consacré à l’histoire de la monnaie marocaine. Installé dans un édifice historique du quartier des Kettanine, ce nouvel espace retrace, à travers pièces, jetons et billets, plusieurs siècles d’histoire monétaire du Royaume, dans une scénographie mêlant patrimoine architectural et dispositifs numériques.
Archives militaires de Vincennes. Ep 6. Sahara oriental: en 1917, l’armée française réclamait des canons contre les nationalistes
Daté du 27 juin 1917, un rapport du général Laperrine met à nu la fragilité de la domination française sur les «confins sahariens». Près de vingt ans après la conquête du Touat, du Gourara et du Tidikelt, et quinze ans après les accords franco-marocains consacrant la mainmise coloniale, l’armée française réclame des canons, des fusils-mitrailleurs et des obus. L’armée reconnaît en face d’elle des combattants «très courageux», disciplinés et capables de menacer le dispositif français.
Diapos. Archives militaires de vincennes. Ep 6. «Rapport du général Laperrine au sujet de l’emploi des canons de 87mm dans les compagnies sahariennes»
Archives militaires de Vincennes. Ep 5. Quand l’armée française recensait des caïds marocains dans le Sahara oriental
Le 25 janvier 1893, une note de l’État-major français reconnaît la présence d’«une dizaine de caïds marocains» à la tête des principales fractions du Touat, du Gourara et du Tidikelt. Destiné au ministre de la Guerre, le document nie au Sultan tout titre sur les oasis, mais recense ses caïds, ses cavaliers, ses émissaires et l’intensification de son action politique. Les projets étudiés prescrivent surtout de «séparer» les populations du Maroc et d’en «couper» les communications. L’archive montre ainsi comment une présence chérifienne constatée sur le terrain fut transformée en obstacle à éliminer avant l’occupation coloniale.
Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 5. «Note pour Monsieur le Ministre sur la question du Touat»
Tribune. Coupe du monde 2030: quand certains veulent transformer un projet de réconciliation en instrument de confrontation
La crise migratoire survenue récemment à Sebta a rapidement dépassé le cadre de la gestion des bordures pour devenir un objet de récupération politique.
Ceuta, Melilla et les miroirs de l’histoire: la fin du statu quo
Le Maroc et l’Espagne ont aujourd’hui l’occasion de transformer un foyer permanent de tension en un projet commun pour la Méditerranée occidentale. Quant à l’Algérie, elle devra tôt ou tard choisir entre la politique de l’impasse et celle de la réconciliation régionale.