Tous les articles correspondant à #Histoire du Maroc

Archives militaires de Vincennes. Ep 9. Comment la France envisage d’accaparer les routes marocaines qui mènent en Afrique subsaharienne
La «Note au sujet de la politique algérienne» expose une stratégie d’expansion française vers l’Afrique centrale, à travers le Sahara marocain, fondée sur le commerce, la diplomatie et le rapprochement avec les chefs locaux. Dans le prolongement de Figuig, les routes du Sahara doivent ouvrir l’accès à l’intérieur du continent. Derrière l’apaisement proposé au Sultan, l’objectif de Paris demeure explicite: étendre son influence et dominer les routes qu’utilisent les commerçants marocains.
Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 9.«Note au sujet de la politique Algérienne»
Ceuta et Melilla: la force du Maroc est peut-être de ne pas ouvrir le dossier maintenant
L’Espagne tient aujourd’hui beaucoup plus à conserver Ceuta et Melilla que le Maroc n’a besoin de les récupérer immédiatement.
Quand une certaine presse espagnole confond l’Algérie et le Maroc
Héritière de l’Algérie française à laquelle elle doit son nom, ses frontières et toutes ses infrastructures, voilà que désormais, par détestation du Maroc, l’Algérie jusque-là «championne de l’anticolonialisme», se fait désormais le chantre de l’Empire espagnol. C’est en effet avec gourmandise que ses médias ont relayé une enseignante espagnole qui a osé dire que «jusqu’en 1957, le Royaume du Maroc n’existait pas».
Archives militaires de Vincennes. Ep. 8: la mort du sultan Moulay Hassan Ier ravive les convoitises de l’Algérie française sur le Sahara
Le 14 juin 1894, moins de dix jours après la mort du sultan Moulay Hassan Ier, le gouverneur général de l’Algérie, Jules Cambon, adresse au ministre français des Affaires étrangères un rapport qui est aussi un programme d’action. Le Touat et In Salah y apparaissent comme des territoires que la France ne contrôle pas encore, mais qu’elle cherche à détacher de l’Empire chérifien par des négociations secrètes avec des gouverneurs marocains, sans renoncer à la force. Sous la plume de Cambon, le Touat n’est ni une dépendance algérienne ni un désert sans maître, mais un territoire qu’il faut stratégiquement placer sous «protectorat» au moment où la mort de Moulay Hassan lui paraît offrir l’occasion d’avancer.
Diapos. "Au sujet de la mort du Sultan du Maroc"
La gravure d’Anfa
Pour des raisons d’aménagement urbain, la tour fut détruite par les autorités du Protectorat dans les années 1940. Dans l’intervalle, la tour était devenue une référence pour les vieux casablancais: qui n’en a pas souvenir n’est qu’un intrus de campagnard. Il fallut attendre 1994 pour la voir à nouveau surgir au même endroit, reconstruite à l’identique par le conseil municipal de la ville; le conseil municipal était persuadé lui aussi, à sa manière, de restituer à la ville une spécificité perdue.
Les frontières de l’Europe doivent être en Europe
En 1987, le roi Hassan II demanda l’adhésion du Maroc à la Communauté économique européenne. La demande fut écartée: le Maroc n’était pas un pays européen. La réponse semblait évidente. Elle l’est beaucoup moins aujourd’hui. Car voici que la même Europe qui expliquait au Maroc qu’il ne pouvait entrer dans la Communauté parce qu’il était africain nous explique aujourd’hui que deux villes situées en Afrique constituent ses frontières.
Sebta et Melilla: quand Cadi Ayyad et Al-Azafi répondent à Madrid
Madrid peut affirmer que Sebta est espagnole, considérer la question territoriale comme définitivement tranchée et écarter toute discussion sur la souveraineté. Mais il est une réalité qu’aucun gouvernement ne peut décréter: l’effacement de l’Histoire et bien évidemment de la géographie physique et humaine.
De 788 à 1415, avant d’être portugaise puis espagnole, Ceuta-Sebta fut une ville marocaine
À l’opposé de la propagande espagnole qui se démène pour nier sa marocanité, la ville de Sebta a été administrée par l’État marocain, fondé par la dynastie des Idrissides, pendant plus de six siècles. En voici la preuve par l’Histoire.