Tous les articles correspondant à #livres

Billet littéraire KS. Ep 86. «Houaria» d’Inam Bioud, ou la décennie noire vue des bas-fonds
Inam Bioud plonge dans l’Oran des années 1990 et raconte la décennie noire depuis ceux que les grands récits historiques laissent généralement hors champ. Prostituées, voyantes, petits délinquants, étudiants, médecins et laissés-pour-compte composent une fresque chorale où la violence politique descend jusque dans les corps, les amours et les familles. Ce roman âpre donne à lire une Algérie saisie par ses marges.
Trois consonnes trois voyelles
Oui, il faut avoir un jour dormi et rêvé dans la grotte des Aït Baâmrane dans la région de Tiznit, oui il faut y avoir bu l’eau sacrée de l’inspiration surnaturelle, dont s’abreuvent les aèdes du Souss, oui, il faut avoir pu en toute spontanéité inventer le moyen de faire concorder à la perfection la rythmique du classique alexandrin dans «Cinna» ou «Ses purs ongles très haut»… à la cadence d’un air de Sidi Hemmou.
Tribune. L’amour des livres
Entre les ombres de la mémoire et les méandres du pouvoir, le destin de l’Ali Khamenei, l’enfant de Machhad devenu dignitaire, croise celui d’un narrateur vieillissant marqué par la torture et l’exil. Traversé par la passion commune des grands textes, des Misérables à la poésie secrète, ce récit intime interroge la frontière poreuse entre tyrans et saints, soulevant une ultime question: la littérature peut-elle sauver les âmes, ou ne fait-elle qu’éclairer la tragédie humaine? Un texte de Kebir Mustapha Ammi, écrivain, romancier et essayiste.
Le grand entretien Le360: Boualem Sansal, «l’otage du président» resté debout
À Paris, Boualem Sansal se livre à Le360 dans sa première interview accordée à un média non européen depuis sa libération, en novembre 2025. L’écrivain raconte la prison en Algérie et la violence de l’enfermement, puis le goût d’une liberté retrouvée. Désormais installé en France, il évoque son dernier best-seller, «La Légende», et un parcours littéraire consacré par son entrée à l’Académie française. Mais c’est lorsqu’il parle du Maroc, de son attachement au Royaume et de ses racines familiales, que sa parole se fait la plus vibrante: «Je me suis toujours senti profondément marocain.»
Ceux qui lisent savent déjà cela (et le savent mieux)
L’information reçue passivement par le biais de vidéos matinales non sollicitées et l’information fournie par la lecture sont deux choses différentes.
Parution. «L’Algérie 1830-2026. Vérités et légendes» de Xavier Driencourt, ou le procès
Xavier Driencourt instruit un double procès: celui du régime algérien, dont il décrit l’architecture militaire, mémorielle et rentière; celui de la France, puissance voisine, ancienne colonisatrice et mauvaise conscience d’elle-même. Ancien ambassadeur à Alger, observateur privilégié des dernières années Bouteflika, du Hirak et de l’installation du régime Tebboune, il condense en vingt-sept questions deux siècles de face-à-face franco-algérien. Un livre de lucidité blessée, à la fois témoignage diplomatique, essai historique et intervention politique.
L’Académie Goncourt publie ses dix livres coups de cœur de l’été: un roman marocain dans la liste
Le premier roman de Soundouss Chraïbi figure dans la liste des dix coups de cœur d’été de l’Académie Goncourt. «Le soleil se lève deux fois», paru en février 2026 chez Gallimard, propulse cette journaliste et écrivaine marocaine au cœur de l’actualité littéraire française.
SIEL 2026: les industries culturelles entre héritage, formation et territoire
Réunis dimanche 10 mai au pavillon du CNDH, éditeurs, directeurs d’institutions culturelles et responsables de fondations ont dressé un état des lieux des industries culturelles et créatives au Maroc. Un secteur qui pèse 43 milliards de dirhams et emploie environ 116.000 personnes.
Écrire rend-il riche?
On imagine que publier un livre rime avec réussite financière. La réalité est bien différente, faite de sacrifices, de dépenses et d’engagement personnel. Dans un marché restreint comme celui du Maroc, écrire relève avant tout de la passion.
SIEL 2026: le CNDH déploie une application basée sur l’IA pour démocratiser l’accès aux droits humains
À Rabat, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) accélère sa transformation numérique. À l’occasion du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), l’institution lance une application interactive fondée sur l’intelligence artificielle, visant à faciliter l’accès du public à ses ressources et à diffuser plus largement la culture des droits humains.