Boualem Sansal

La chronique de Boualem Sansal

Tebboune va-t-il attaquer le Maroc?
Ces derniers années, avec une accélération déroutante ces derniers mois, un changement considérable s’est opéré dans la démarche du régime algérien. Le Sahara occidental n’est plus seulement présenté comme une question de décolonisation, ou de solidarité avec le Polisario et la RASD. Il est désormais officiellement une question de sécurité nationale, à laquelle est accordée la plus haute priorité. Les mots ont un sens. Lorsqu’un État fait d’un problème extérieur, parmi tant d’autres, une question de sécurité nationale prioritaire, il change la nature même du problème. Que se passe-t-il?
Où va le couple algéro-tunisien: vassalisation, subordination ou formation d’un axe anti-Maroc
Je n’écris pas ces lignes pour commenter l’actualité, mais parce que je vois se dessiner une trajectoire dont les conséquences sont déjà lourdes. Les peuples du Maghreb ont assez souffert de leurs divisions. Ils n’ont rien à gagner à voir s’installer de nouvelles lignes de fracture. Il suffit de regarder où en sont aujourd’hui la Libye, le Sahel et, désormais, la Tunisie.
Ceuta, Melilla et les miroirs de l’histoire: la fin du statu quo
Le Maroc et l’Espagne ont aujourd’hui l’occasion de transformer un foyer permanent de tension en un projet commun pour la Méditerranée occidentale. Quant à l’Algérie, elle devra tôt ou tard choisir entre la politique de l’impasse et celle de la réconciliation régionale.
Le Maroc des trois océans: Dakhla, l’atout gagnant
Boualem Sansal rejoint Le360, où il signera désormais une chronique régulière, nouvel espace de dialogue destiné à tisser un lien durable avec ses lecteurs et, plus largement, avec les Marocains. Cette collaboration se prolongera à l’automne par un séjour de l’écrivain au Maroc et une conférence «Le Grand Témoin», organisée par Le360 et ouverte au public. Pour sa première chronique, Boualem Sansal porte son regard sur Dakhla, dans le Sud marocain, à laquelle il confère une signification intime, historique et profondément symbolique pour l’avenir du Maghreb.