Les relations entre les fonctionnaires du secteur de l’enseignement supérieur et le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, demeurent tendues.
Les raisons de ces tensions résident dans le blocage du dialogue social et la gestion des ressources humaines, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 25 et 26 juillet.
En effet, ces fonctionnaires accusent le ministre de tutelle de fermer la porte au dialogue social et de renvoyer aux calendes grecques leurs principales revendications.
Celles-ci s’articulent notamment autour du nouveau statut des fonctionnaires du secteur de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, de la régularisation des dossiers des fonctionnaires titulaires d’un doctorat, du versement d’une indemnité mensuelle de 1000 dirhams et du renforcement des effectifs face à la forte hausse du nombre d’étudiants.
À ce propos, les fonctionnaires du secteur affiliés à la Confédération démocratique du travail (CDT) reprochent au ministre de tutelle de n’avoir pas honoré les engagements qu’ils avaient pris lors de réunions officielles et au Parlement.
Il s’agit notamment de l’exonération des frais d’inscription pour les fonctionnaires de l’enseignement supérieur dans les universités publiques en filières à temps aménagé.
Dans le fichier revendicatif, poursuit Al Akhbar, les fonctionnaires du secteur demandent également l’occupation de postes clés qui sont actuellement accordés aux enseignants-chercheurs.
Ils estiment que l’occupation de ces postes par des enseignants-chercheurs éloigne ces derniers de leur champ de compétences, à savoir l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.
Les critiques visent aussi le phénomène de nomination des chargés de mission et le recrutement de secrétaires avec le statut d’hôtesses via des sociétés de sous-traitance. Cette tension risque d’impacter la prochaine rentrée universitaire, résume le quotidien.




