Ces deux derniers jours, les discussions à Tanger se sont focalisées sur une vidéo virale circulant sur les réseaux sociaux, montrant des violences physiques contre un ouvrier du textile récemment licencié par son employeur.
Selon le quotidien arabophone Al Akhbar, qui rapporte cette information dans son édition du jeudi 30 juillet, ces images, visionnées des dizaines de milliers de fois, ont suscité une vive consternation.
Plusieurs organisations et acteurs associatifs ont déjà exigé l’ouverture immédiate d’une enquête afin, dans un premier temps, d’établir l’authenticité des faits, puis de déterminer les responsabilités, en vue de prendre les mesures qui s’imposent de la part des autorités judiciaires compétentes.
Une association de défense des droits humains est ainsi montée au créneau pour demander aux autorités judiciaires et sécuritaires l’ouverture rapide d’une enquête transparente afin d’identifier les personnes impliquées dans cette agression.
Selon cette même association, toute la lumière doit être faite sur cette affaire afin de rassurer l’opinion publique sur le fait que nul n’est au-dessus de la loi. Elle appelle également l’inspection du travail à vérifier que l’entreprise ayant licencié la victime est en règle concernant le versement des salaires et des autres droits dus à ses employés. Il s’agit aussi de rappeler à cette société que les revendications de ses employés ne doivent, en aucun cas, justifier le recours à une quelconque forme de violence privée à leur encontre.
Al Akhbar rappelle que, dans les deux zones industrielles de Tanger, «Al Majd» et «Mghougha», les ateliers et usines de textile non autorisés prolifèrent et opèrent en dehors de tout contrôle. Des dizaines d’employés, pour la plupart des femmes issues de zones rurales et de milieux défavorisés, y travaillent sans contrat, ni la moindre garantie ou protection juridique.




