Tous les articles correspondant à #colonisation

Quelle est l’ancienneté historique de l’État algérien?
Là est toute la différence avec le Maroc qui existait plus de mille ans avant le protectorat qui ne fut qu’une parenthèse dans son histoire millénaire. Or, la seule évocation de cet état de fait déclenche trop souvent des réactions émotionnelles chez certains intellectuels algériens dont le comportement est moins nationaliste que chauvin, ce qui n’est pas la même chose.
Archives françaises: «Sahara orano-marocain», le trait d’union qui précéda la frontière
Avant que le rail, les postes militaires et la cartographie administrative ne figent les confins entre le Maroc et l’Algérie française, les sources coloniales employaient une expression aujourd’hui presque oubliée: «Sahara orano-marocain». Loin d’être une curiosité lexicale, ce syntagme désignait Kenadsa, Béchar, les vallées du Guir, de la Zousfana et de la Saoura comme les éléments d’un espace perçu dans sa continuité marocaine, avant d’être conquis, redéfini puis intégré à l’Algérie.
Quand les sultans Saadiens sauvèrent l’indépendance du Maroc
Au mois de mars 1558, Hassan Pacha, le beylerbey d’Alger, attaqua le Maroc. Les combats qui eurent lieu au nord de Fès, sur les rives de l’Oued El‑Leben se traduisirent par une victoire marocaine décisive suivie de la déroute des troupes ottomanes qui subirent des pertes importantes. Cette dernière grande tentative de conquérir le Maroc eut pour résultat la matérialisation de la frontière Maroc-turque.
L’Empire colonial africain fut-il «un mauvais investissement» pour la Grande-Bretagne?
L’Empire colonial ne fut pas une source majeure de profits pour la Grande-Bretagne car les investissements coloniaux n’étaient pas attractifs pour les marchés financiers britanniques. Les rendements des capitaux placés dans l’Empire n’étaient en effet pas supérieurs à ceux des investissements domestiques ou étrangers.
Algérie: relire Daniel Lefeuvre
L’universitaire Daniel Lefeuvre a démontré dans un livre fondateur que l’Algérie fut un fardeau pour la France. En 1959, toutes dépenses confondues, celle qu’il baptisa «Chère Algérie», engloutissait ainsi à elle seule 20% du budget de l’État français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Éducation nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce! Le livre de Daniel Lefeuvre est une contribution essentielle au débat portant sur les relations entre la France et l’Algérie. Il démontre qu’au lieu de l’accuser, les dirigeants algériens devraient tout au contraire remercier la France.
Le Maroc réduit à La Mamounia
La première chose qui m’ait sidéré dans ce documentaire, c’est l’absence de tout témoignage d’historien marocain.
Du nucléaire français au site de production chimique algérien de 1986: l’angle mort de Tebboune
La France a bien mené des essais nucléaires en Algérie — dont bon nombre après l’indépendance de 1962 dans le cadre des accords d’Évian— et exploité un site d’expérimentation chimique, Houari Boumediene lui-même ayant accepté de prolonger jusqu’en 1978 des clauses secrètes conclues avec Paris. Mais, un autre pan de l’histoire demeure largement occulté: dans ses mémoires, le général algérien Rachid Benyelles révèle que les activités du site chimique B2-Namous ont repris après le départ des Français sous la houlette de l’État algérien, jouant à l’apprenti sorcier, jusqu’en 1986 sous Chadli Bendjedid.
Cameroun. Obala, la ville-mémoire ancrée dans son présent
Plusieurs villes du Cameroun conservent des vestiges de la colonisation allemande entamée dès 1884 et en font même leur identité urbaine. Obala en est la parfaite illustration. Nommée ainsi référence à la savane peuplée de biches, la ville permet au visiteur de conjuguer passé et présent dans une localité, carrefour de plusieurs tribus.
Parution. «La Résidence» de Laurent Crassat, ou la fabrique intime de l’empire français
Ni roman pur, ni simple essai historique, «La Résidence» explore les conquêtes du Maroc et de l’Algérie à travers les coulisses humaines de l’Histoire. Laurent Crassat y oppose deux modèles coloniaux — l’annexion brutale en Algérie, le protectorat encadré au Maroc — en faisant dialoguer salons feutrés, lettres secrètes, regards d’artistes et décisions d’État. Une fresque où l’alcôve précède le canon, et où la «résidence» devient le symbole d’un pouvoir qui s’installe.
L’Algérie se marginalise
Face à ces échecs, et si elle ne veut pas sortir de l’histoire, l’Algérie doit prendre une grave décision car elle n’a en réalité le choix qu’entre deux options.