Tous les articles correspondant à #Décennie noire

Moines de Tibhirine: le pacte du GIA et de l’État algérien
L’affaire des sept moines français assassinés en 1996, il y a trente ans presque jour pour jour, demeure un mystère jamais élucidé. Officiellement, le GIA a annoncé leur exécution. Mais l’instruction française, les déclarations d’anciens agents du DRS, la déposition du général François Buchwalter, les expertises médico-légales et les demandes répétées d’actes judiciaires en Algérie, dont la dernière en 2026, ont déplacé le soupçon vers l’appareil sécuritaire algérien. La question est entière: qui commandait réellement le commando djihadiste de Tibhirine?
Algérie: trente ans après, l’assassinat des moines de Tibhirine reste une énigme
Le 30 mai 1996 étaient découvertes les têtes de sept moines de Tibhirine sur une route en Algérie, provoquant une onde de choc. Depuis, le voile n’a jamais été levé sur les zones d’ombre entourant leur assassinat, un dossier toujours instruit en France et très sensible entre Paris et Alger.
Général Hassan, l’ombre algérienne sur le Mali
Abdelkader Aït Ouarabi, alias général Hassan, est un pur produit du système algérien. Un homme dont la trajectoire épouse les zones les plus opaques du régime sécuritaire: la Décennie noire, les purges du Département du renseignement et de la sécurité, les guerres de clans, puis cette projection sahélienne où l’Algérie affirme combattre le terrorisme tout en étant son démiurge maléfique. Portrait d’une boîte d’allumettes.
Le métier d’écrivain expliqué à une junte militaire
La condamnation du Prix Goncourt 2024, Kamel Daoud, à trois ans de prison et une lourde amende pour s’être inspiré du cas d’une des victimes de la guerre civile des années 90, est un aveu de faiblesse d’un régime qui, au lieu d’être fier de ses écrivains qui réussissent à l’étranger, qui sont traduits dans plusieurs pays et qui sont appréciés par un large public, les harcèlent et les agressent dès qu’il peut.
L’Aïnouche du jour. Kamel Daoud primé en France, crucifié en Algérie
Algérie: Kamel Daoud condamné à trois ans de prison pour «Houris», son roman sur la décennie noire
Le célèbre auteur, Prix Goncourt 2024 pour «Houris», annonce avoir été condamné à trois ans de prison en Algérie pour ce roman sur la décennie noire. Il paie ainsi le prix de son refus de l’amnésie officielle. Son œuvre dérange un régime qui préfère effacer les crimes du passé plutôt que de les affronter.
Parution. Dans un livre choc, l’historien Pierre Vermeren démonte les ressorts de la relation «pathologique» France-Algérie
Pierre Vermeren signe un essai incisif de rupture sur la relation franco-algérienne, qu’il décrit comme «pathologique», «toxique» et durablement «hors diplomatie». Une lecture rugueuse, mais puissante, de ce tête-à-tête empoisonné entre Paris et Alger. En cause, selon lui: la rente mémorielle du régime algérien, l’aveuglement des élites françaises et l’échec de toute tentative de normalisation fondée sur la repentance.
L’œil de Gueddar. Attentat kamikaze à Blida: les ombres de la décennie noire refont surface
Comment le «Système» algérien finit toujours par retomber sur ses pieds
La mort de Liamine Zéroual, ancien président algérien, décédé le 28 mars 2026 à l’âge de 84 ans, permet de revenir sur la manière dont le système algérien a survécu à toutes les crises.
Billet littéraire KS. Ep 78. «Comme pour se battre», d’Hélène Lotito, ou l’impossible dédoublement
Hélène Lotito choisit d’entrer dans la décennie noire algérienne par un endroit plus fragile et plus juste: la voix d’une enfant. Nana regarde, écoute, recueille des bribes, sans toujours comprendre ce qui se trame autour d’elle. Entre Alger et la banlieue parisienne, le livre suit moins un simple itinéraire d’exil qu’une manière de grandir dans la cassure, avec, au centre, le lien incandescent qui unit deux sœurs.