Tous les articles correspondant à #France-Algérie

Parution. «Alger-Paris. Affaires toxiques»: le livre-choc d’une relation empoisonnée
Traque des opposants, rivalités au sommet de l’État algérien, hésitations françaises, marchandages économiques et mémoires instrumentalisées: dans «Alger-Paris. Affaires toxiques», Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet explorent les dessous d’une relation où les crises diplomatiques prolongent les conflits des capitales. Une enquête obstinée et nourrie de témoignages, de dossiers judiciaires et de documents confidentiels, qui met à nu Alger.
La campagne électorale ne passe plus par Alger
Il fut un temps où les candidats à la magistrature suprême en France se pressaient vers l’Algérie. Qu’en est-il aujourd’hui? Hormis Ségolène Royal et LFI, s’afficher aux côtés des dirigeants algériens peut être, au contraire, totalement contre-productif tant ces derniers sont devenus radioactifs.
Algérie: le drapeau-muleta, chronique d’une provocation ordinaire
Ce n’est plus du patriotisme, car le véritable amour de la patrie est discret, intime, ou solennel lorsqu’il s’agit des symboles de l’État. Ici, l’usage du drapeau a changé de nature: il est devenu une muleta. Ce chiffon rouge qu’agite le matador pour exciter le taureau, le voici brandi pour toiser, provoquer et tester la tolérance de l’espace public
Billet littéraire KS. Ep 90. «Il est une fois Boualem Sansal», dix voix pour retrouver l’homme derrière l’écrivain
Sous la direction de Kamel Bencheikh, des auteurs, intellectuels et hommes d’État composent un bref portrait collectif de Boualem Sansal. Plus qu’une étude littéraire classique, le volume se présente comme une tentative de rejoindre l’homme derrière la figure publique. Son titre même — «Il est une fois» — dit cette volonté de maintenir le sujet au présent.
Archives militaires de Vincennes. Ep. 11. Sahara oriental: la souveraineté marocaine effacée
Des chefs qui se déclarent sujets du Sultan, une délégation envoyée à Meknès, des agents marocains qui recensent les oasis et prélèvent des tributs: l’archive française intitulée «Le Touat» accumule les manifestations d’une souveraineté qu’il s’emploie pourtant à disqualifier. Derrière les mots d’«intrigues», d’«agitation» et de «rattachement nominal», son véritable objectif apparaît: nier l’autorité chérifienne et lui substituer une domination française, indispensable au projet d’un empire reliant l’Algérie au Soudan.
Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 11. «Touat»
Archives militaires de Vincennes. Ep 10. 1891: le plan d’invasion du Sahara oriental
Un document de l’état-major français dévoile le projet d’une expédition contre le Gourara, le Touat et le Tidikelt. Dans cette dépêche du 21 mai 1891, Charles-Louis de Freycinet, ministre de la Guerre, envisage la stratégie à déployer, précise son itinéraire et prévoit une occupation permanente. Le moteur de cette offensive projetée est explicitement désigné: empêcher le Sultan du Maroc de revendiquer son autorité sur les oasis. Derrière les précautions diplomatiques et la recherche d’alliés locaux apparaît une entreprise de conquête dirigée contre l’enracinement saharien de l’Empire chérifien.
Le projet d’enclaves «pieds-noirs» en Algérie et les enclaves de Ceuta et Melilla
Alain Peyrefitte a proposé au général de Gaulle la création de deux grandes enclaves, Alger et Oran, qui seraient restées françaises à côté d’une Algérie devenue indépendante et livrée au FLN. Quelle aurait été l’histoire si de Gaulle avait accepté la proposition de Peyrefitte? La France devrait ainsi, comme l’Espagne aujourd’hui, gérer deux enclaves françaises, Alger et Oran, installées au cœur d’une Algérie avec laquelle les relations sont difficiles. De mauvaises langues disent qu’à l’inverse, en 2026, il y a des enclaves algériennes à Marseille…
Archives militaires de Vincennes. Ep 6. Sahara oriental: en 1917, l’armée française réclamait des canons contre les nationalistes
Daté du 27 juin 1917, un rapport du général Laperrine met à nu la fragilité de la domination française sur les «confins sahariens». Près de vingt ans après la conquête du Touat, du Gourara et du Tidikelt, et quinze ans après les accords franco-marocains consacrant la mainmise coloniale, l’armée française réclame des canons, des fusils-mitrailleurs et des obus. L’armée reconnaît en face d’elle des combattants «très courageux», disciplinés et capables de menacer le dispositif français.
Quand la France dénonçait la fabrication algérienne du Polisario (document)
Une dépêche diplomatique française datée du 2 juin 1975 éclaire d’un jour cru la stratégie d’Alger au Sahara occidental. Derrière le discours officiel de l’autodétermination, le document décrit une manœuvre beaucoup plus froide: créer autour du Polisario une «cause» factice, adossé à un «État» sahraoui faible et dépendant, placé sous influence algérienne, pour contenir le Maroc et servir les ambitions régionales de Houari Boumediene.