Tous les articles correspondant à #littérature

Billet littéraire KS. Ep 86. «Houaria» d’Inam Bioud, ou la décennie noire vue des bas-fonds
Inam Bioud plonge dans l’Oran des années 1990 et raconte la décennie noire depuis ceux que les grands récits historiques laissent généralement hors champ. Prostituées, voyantes, petits délinquants, étudiants, médecins et laissés-pour-compte composent une fresque chorale où la violence politique descend jusque dans les corps, les amours et les familles. Ce roman âpre donne à lire une Algérie saisie par ses marges.
Trois consonnes trois voyelles
Oui, il faut avoir un jour dormi et rêvé dans la grotte des Aït Baâmrane dans la région de Tiznit, oui il faut y avoir bu l’eau sacrée de l’inspiration surnaturelle, dont s’abreuvent les aèdes du Souss, oui, il faut avoir pu en toute spontanéité inventer le moyen de faire concorder à la perfection la rythmique du classique alexandrin dans «Cinna» ou «Ses purs ongles très haut»… à la cadence d’un air de Sidi Hemmou.
Le Rouge des Cendres d’Anissa Tber: une quête de soi entre deux mondes
Avec Le Rouge des Cendres, son deuxième roman, Anissa Tber signe un récit à la fois délicat et dense, qui tourne autour de l’identité, de la mémoire, de la filiation et de cette envie viscérale de liberté.
Demande à la poussière
Figure incontournable de la littérature marocaine moderne et voix majeure de la réflexion sur la création picturale, le poète Mostafa Nissabouri inaugure une chronique hebdomadaire sur Le360. Regard affûté et mémoire vive, il y livre chaque semaine une traversée sensible des lieux, des arts et des figures qui façonnent notre imaginaire. Pour ce premier rendez-vous, le poète remonte le fil des cinémas casablancais d’antan, du Vox à l’Apollo, en passant par le Moghreb, entre décombres, souvenirs d’enfance et pérégrinations.
«Hot Maroc» de Yassin Adnan, finaliste du Pisa Book Translation Award: une première pour un roman arabe
La version italienne de «Hot Maroc», signé Yassin Adnan, vient d’être retenue parmi les trois finalistes du Pisa Book Translation Award 2026, un prix italien qui récompense chaque année les meilleures traductions littéraires publiées en Italie.
Trois zéro, la poésie du football
Espérons que l’arbitre sera un homme juste et objectif. On ne veut pas de faveur, mais la justice. Pas comme en 2022 où la partialité flagrante d’un arbitre mexicain a empêché les Lions de l’Atlas de battre la France.
Parution. Les petits bouts de bois de Souad Jamaï
Sous la plume fine et sensible de l’écrivain Noureddine Bousfiha, découvrez une lecture profonde du dernier roman de Souad Jamaï, Les petits bouts de bois (Éditions NTSAME, 2026). À travers l’exil de Salimatou et le pouvoir évocateur d’une statuette reçue en cadeau, Bousfiha explore comment ce récit sobre et retenu transforme la mémoire familiale en une vibrante résistance contre l’oubli.
Parution. «L’Algérie 1830-2026. Vérités et légendes» de Xavier Driencourt, ou le procès
Xavier Driencourt instruit un double procès: celui du régime algérien, dont il décrit l’architecture militaire, mémorielle et rentière; celui de la France, puissance voisine, ancienne colonisatrice et mauvaise conscience d’elle-même. Ancien ambassadeur à Alger, observateur privilégié des dernières années Bouteflika, du Hirak et de l’installation du régime Tebboune, il condense en vingt-sept questions deux siècles de face-à-face franco-algérien. Un livre de lucidité blessée, à la fois témoignage diplomatique, essai historique et intervention politique.
Kebir Mustapha Ammi: «Être commissaire d’exposition à Photo Tanger a été une véritable découverte»
Écrivain marocain reconnu, Kebir Ammi s’est essayé pour la première fois au commissariat d’exposition à l’occasion de la première édition du festival Photo Tanger dont les expositions se poursuivent toujours et jusqu’au 30  août. Il signe «L’appel au large», une sélection d’œuvres photographiques pensée en collaboration avec Brahim Alaoui.
Billet littéraire KS. Ep 85. «Vivre à l’endroit» de Mamoun Lahbabi ou l’art de désapprendre la ville
Mamoun Lahbabi entraîne un homme ordinaire hors de sa vie réglée, jusqu’à une oasis en plein Sahara où se réapprennent l’attention, le désir et le sens des liens. Entre conte philosophique et interrogation sociale, «Vivre à l’endroit» explore ce que la ville, le travail et l’habitude défont silencieusement en nous.