Tous les articles correspondant à #littérature

Il faut être savant et littérateur
J’espère que notre belle Académie du Royaume, en son écrin de verdure r’bati, accueillera bientôt des «hommes parfaits»– et des dames non moins parfaites, qui seront à la fois littérateurs et physiciens, ou chimistes, ou médecins... 
Le métier d’écrivain expliqué à une junte militaire
La condamnation du Prix Goncourt 2024, Kamel Daoud, à trois ans de prison et une lourde amende pour s’être inspiré du cas d’une des victimes de la guerre civile des années 90, est un aveu de faiblesse d’un régime qui, au lieu d’être fier de ses écrivains qui réussissent à l’étranger, qui sont traduits dans plusieurs pays et qui sont appréciés par un large public, les harcèlent et les agressent dès qu’il peut.
À cause de l’Algérie…
Avec le renvoi d’Olivier Nora, plus de 125 écrivains de la maison Grasset sont partis et ne comptent plus publier dans la maison devenue propriété de M. Bolloré. Peut-être que s’il n’y avait pas eu le «transfert» de Boualem Sansal de Gallimard à Grasset, il n’y aurait pas eu le drame actuel qui fait grand bruit à Paris. Toute cette histoire ferait un bien mauvais roman. On pourrait dire que Nora a perdu son poste à cause de l’Algérie!
Billet littéraire KS. Ep 80. «L’impossible roman de l’honorable monsieur K.» de Taleb Alrefai, ou les tribulations d’un écrivain
Que se passe-t-il lorsqu’un grand notable veut acheter, non un livre, mais la version romanesque de sa propre existence? L’écrivain Taleb Alrefai fait de cette proposition le point de départ d’un roman subtil sur la séduction de l’argent, les résistances de la famille et les formes diffuses de la censure. Un roman où l’écriture cesse d’être un simple art pour devenir une zone de négociation entre vérité, pouvoir et réputation.
Billet littéraire KS. Ep 77. «Le soleil se lève deux fois», de Soundouss Chraïbi, ou la maison des silences
Entre souvenirs incertains, transmission contrariée et poids des non-dits, le premier roman de la marocaine Soundouss Chraïbi explore la mémoire familiale comme un territoire instable. Au-delà du huis clos, c’est toute une réflexion sur l’identité, le temps et l’héritage invisible qui se déploie.
L’écrivain et linguiste marocain Abdelghani Abou El Azm tire sa révérence
Le Maroc perd l’une de ses plus grandes plumes. Abdelghani Abou El Azm, écrivain, linguiste et lexicographe de renom, s’est éteint mercredi 18 mars à Rabat, à l’âge de 85 ans. Auteur d’une œuvre foisonnante, entre fiction littéraire et travaux lexicographiques de référence, il laisse derrière lui un héritage intellectuel et culturel d’une richesse inestimable.
Billet littéraire KS. Ep 76. «Les cailles en automne», de Naguib Mahfouz, ou la solitude d’un vaincu
Que devient un homme lorsque l’Histoire détruit le monde auquel il appartient? Dans «Les cailles en automne», roman publié en arabe en 1962 et aujourd’hui édité en français par Actes Sud, Naguib Mahfouz raconte la lente déchéance d’Issa al-Dabbagh, haut fonctionnaire cairote déclassé par la révolution de 1952 et livre une réflexion philosophique éblouissante sur la destinée humaine.
Une librairie marocaine dans le classement des plus belles librairies du monde
Le journal britannique «The Daily Mail» a établi son classement des plus belles libraires du monde. Parmi de célèbres enseignes à l’instar de «Shakespeare & Co» à Paris, figure également une librairie à Rabat qui continue de porter haut les couleurs de la littérature et de l’édition.
Kebir Mustapha Ammi, faire de la mémoire un continent
Dans «Chants pour l’Afrique et les continents qui n’ont pas peur», Kebir Mustapha Ammi fait de l’Afrique un territoire intérieur, vibrant de mémoire, de blessures et d’espérance. À la croisée de la poésie, du chant et du récit, sa parole tisse l’histoire collective à l’émotion intime. Le texte, charnel et engagé, affirme une poésie qui résiste, qui dit le vrai, et qui invite le lecteur à une traversée lente et lucide des paysages du souvenir.
Piraterie
Un livre publié à Casa, en arabe classique, a toutes les chances de se retrouver dans les jours qui suivent sa sortie sur les trottoirs de Beyrouth, du Caire ou de Damas. S’il est en français, les pirates attendent qu’il soit traduit en arabe pour s’en emparer et le vendre sans donner aucun centime ni à l’éditeur ni à l’auteur. C’est du vol permis, entré dans les mœurs.