Tous les articles correspondant à #littérature

Prix du Maroc du Livre 2026: ouverture des candidatures
Écrivains, poètes, chercheurs ou traducteurs, à vos ouvrages. Le Prix du Maroc du Livre ouvre les candidatures pour sa 57ème édition, avec neuf catégories destinées à distinguer la création littéraire et la production intellectuelle nationales. Les candidats ont jusqu’au 31 octobre 2026 pour déposer leur dossier.
Kaïsse Ben Yahia, «Le Pain et le Verbe»: une œuvre de filiation et de transmission
Entre témoignage, récit romanesque et hommage filial, Kaïsse Ben Yahia fait de la mémoire de son père, Mohammed Tanjaoui, une matière littéraire. De Tétouan au Caire, de la poésie au journalisme, de la radio à la presse, c’est tout un itinéraire intellectuel et humain qui se dessine. Le destin d’un homme se confond avec les mutations du Maroc du XXe siècle. Mais au-delà du parcours d’un poète et d’un journaliste, «Le Pain et le Verbe» raconte surtout une transmission: celle d’un héritage fait de mots, de mémoire, de valeurs et d’espérance, qu’un fils recueille pour mieux le transmettre à son tour.
Les deux Thouraya
De retour après cinq ans d’absence, le salon du livre d’occasion de la nouvelle médina ramène Mostafa Nissabouri chez les bouquinistes de Casablanca. Il y retrouve «Thouraya ou roman inachevé» d’Abdelkader Bel Hachemy. Derrière ce prénom, il y a deux femmes: l’héroïne d’un roman épistolaire qui plaide pour une émancipation féminine «sous surveillance», et la première aviatrice marocaine, abattue à la veille de l’indépendance.
Billet littéraire KS. Ep 90. «Il est une fois Boualem Sansal», dix voix pour retrouver l’homme derrière l’écrivain
Sous la direction de Kamel Bencheikh, des auteurs, intellectuels et hommes d’État composent un bref portrait collectif de Boualem Sansal. Plus qu’une étude littéraire classique, le volume se présente comme une tentative de rejoindre l’homme derrière la figure publique. Son titre même — «Il est une fois» — dit cette volonté de maintenir le sujet au présent.
Billet littéraire KS. Ep. 89. «Sangoma le guérisseur» de Hichem Ben Azouz: de la médecine blessée à une poétique africaine de la réparation
Premier roman du médecin tunisien Hichem Ben Azouz, installé depuis dix-sept ans en Afrique du Sud, «Sangoma le guérisseur» entraîne un jeune urgentiste dans un long voyage du cap Angela au cap des Aiguilles, en Afrique du Sud. À mesure que Slim s’éloigne de Tunis, sa fuite devient une initiation: le médecin épuisé, rattrapé par la culpabilité et le doute, découvre d’autres façons de penser la maladie, le soin et la guérison. Entre médecine moderne, traditions africaines, mémoire et spiritualité, le roman interroge surtout une question: que signifie soigner lorsque la technique ne suffit plus?
Prix de la littérature arabe de l’IMA: l’écrivaine marocaine Samira El Ayachi parmi les finalistes
La romancière franco-marocaine Samira El Ayachi figure parmi les neuf finalistes du Prix de la littérature arabe 2026, décerné par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA), avec son roman Madame Bovary, ma mère et moi, paru aux Éditions de l’Aube.
Abdellah Taïa dans la course au Prix Renaudot pour le centenaire de la récompense
Le jury du Prix Renaudot, présidé cette année par Frédéric Beigbeder pour célébrer le centenaire de la distinction, a dévoilé jeudi 3 septembre 2026 sa première liste de sélectionnés. L’écrivain marocain Abdellah Taïa y figure pour son nouveau roman, «Debout dans tes rêves», paru chez Julliard.
Billet littéraire KS. Ep 88. «Lettre d’amour à baba» de Bochra Manaï: répondre au père pour conquérir sa propre voix
Vingt ans après avoir reçu une longue lettre de son père Ahmad, Bochra Manaï lui répond depuis une vie devenue autre. Entre Tunisie, France et Québec, l’auteure transforme l’adresse filiale en récit de formation, en archive familiale et en réflexion sur l’exil, la condition des femmes et l’héritage politique. Ni roman traditionnel ni simple tombeau littéraire, «Lettre d’amour à baba» montre qu’aimer un père, c’est aussi trouver la liberté de lui répondre.
Billet littéraire KS. Ep 87. «L’Appartement rue de Passy» de Raji Bathish, ou le prix de l’exil
Dans ce roman du palestinien Raji Bathish, deux amis qui s’aiment quittent le pays avec l’espoir que Paris leur offrira ce que leur lieu d’origine ne peut leur garantir: une vie où le désir ne serait plus clandestin et où l’identité pourrait se déployer sans entraves. Mais la capitale française se révèle moins un refuge qu’une machine à classer les corps, les fortunes et les étrangers. Entre satire sociale, poésie et mélodrame, Bathish fait de Passy le laboratoire cruel et initiatique de la liberté.
Billet littéraire KS. Ep 86. «Houaria» d’Inam Bioud, ou la décennie noire vue des bas-fonds
Inam Bioud plonge dans l’Oran des années 1990 et raconte la décennie noire depuis ceux que les grands récits historiques laissent généralement hors champ. Prostituées, voyantes, petits délinquants, étudiants, médecins et laissés-pour-compte composent une fresque chorale où la violence politique descend jusque dans les corps, les amours et les familles. Ce roman âpre donne à lire une Algérie saisie par ses marges.