Sous la pression d’un rapport cinglant publié par Amnesty International, le ministère espagnol de la Défense a saisi le parquet et le tribunal de garde de Sebta. Photos, enregistrements vidéo et pièces médicales à l’appui, l’ONG dénonce un système d’exactions d’une gravité inouïe mêlant passages à tabac, violences sexuelles, humiliations religieuses et refoulements sauvages visant migrants, femmes et mineurs.