«Je respecte toutes les couches de la société et je n’ai aucun problème là-dessus. En évoquant le cas de mon fils, j’ai répondu honnêtement au harcèlement auquel ma famille fait face à cause du fait que mon fils a deux licences, une au Maroc et l’autre au Canada. Et sa réussite au concours était méritée», a martelé le ministre quelques heures après que des recalés à ce concours ont observé à Rabat un sit-in de protestation contre les propos de Abdellatif Ouahbi.
Ce dernier, dont les paroles avaient été relayées par la presse au lendemain de la proclamation des résultats, a déclaré que son «fils a réussi l’examen parce qu’il était détenteur de deux diplômes, obtenus au Canada et qu’il avait un père aisé». Cette déclaration a été qualifiée par les recalés de «honteuse et scandaleuse».
Lors de l’entretien avec Le360, le ministre de la Justice a livré une mise au point dans laquelle il place ses dires dans le contexte approprié. «Une fois, c’est mon fils qui est visé par des écrits, une autre fois c’est mon épouse. Je ne comprends pas cet acharnement», s’est-il interrogé, avant d’exprimer son «respect envers toutes les couches de la société».
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«Je n’ai, à aucun moment, visé une partie au détriment de l’autre. J’ai répondu de cette manière parce que la question du journaliste était provocatrice à mon égard et à celui de ma famille», a réagi Abdellatif Ouahbi, selon lequel l’examen et la correction des copies se sont déroulés dans des conditions «d’honnêteté et de transparence». Cette correction, a-t-il assuré, a été maîtrisée grâce à la digitalisation, ce mécanisme ayant «dominé de bout en bout cette opération».