On en sait davantage sur les raisons derrière l'arrestation du député PJDiste Samir Abdelmou
la qui a eu lieu il y a quelques jours, à Tanger. Al Akhbar revient sur le sujet dans son édition de lundi 22 février avec de nouvelles révélations.
Le journal rappelle que la police de Tanger a appréhendé, jeudi dernier, le parlementaire au niveau d'un des barrages à l'entrée de la ville. Lors de son passage, les services de police se sont rendu compte qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt national pour cause d'émission de chèques en bois. Selon les sources du journal, une équipe de la police judiciaire s'est déplacée au niveau du barrage pour appréhender le député qui a été interrogé, puis mis en liberté sous caution et sous condition du paiement des montants des chèques pour lesquels il a été interpellé. Samir Abdelmoula
sera présenté la semaine prochaine devant le procureur du Roi dans le cadre de cette affaire. Selon les sources du journal, les chèques objet du litige ont été remis à un homme d'affaires étrangers avec qui le député PJDiste avait plusieurs projets, notamment dans l'immobilier et le transport maritime.
Il s'avère que ce n'est pas la première fois que le parlementaire a des problèmes avec la justice, révèle Al Akhbar. Il y a quelques mois, la police judiciaire de Tanger a interpellé Abdelmoula pour l'interroger au sujet d'une plainte déposée contre lui par l'Office des changes. Il est resté à la Wilaya pendant plusieurs heures. Les autorités l'ont interrogé au sujet des circonstances du lancement de plusieurs projets d'investissement à l'étranger sans les autorisations réglementaires nécessaires. L'enquête portait également sur les circonstances l'ayant mené à faire sortir du pays des sommes d'argent vers l'Europe sans passer par les services de l'Office des changes, tout en sachant qu'il s'agit là d'une opération illégale et répréhensible.