Le procès de l’«Escobar du Sahara» a repris jeudi dernier à la Cour d’appel de Casablanca après une suspension dictée par la grève des avocats qui avaient suspendu les services professionnels.
«L’audience de jeudi dernier, présidée par le magistrat Ali Tarchi, a été consacrée aux plaidoiries des avocats des accusés Abderrahim Bioui, Taoufiq Benayada et Abderrahmane Dkhissi», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 21 et 22 février.
Ces plaidoiries, souligne Assabah, ont été notamment axées sur les preuves tangibles qui devraient être apportées au dossier de l’affaire par le parquet compétent en vue d’appuyer l’accusation. C’est ce que les plaidoiries ont essayé de démontrer afin de neutraliser les accusations retenues contre les mis en cause.
Ainsi, des expertises comptables et des audits ont été présentés à la Cour pour justifier les fortunes des mis en cause, notamment Abderrahim Bioui, et écarter les pistes de l’enrichissement rapide et du trafic de drogue.
Dans ce cadre, les avocats ont présenté «une expertise montrant des bénéfices de l’ordre de 15 millions de dirhams avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 19 millions de dirhams».
Par ailleurs, une expertise portant sur l’exploitation d’une carrière de sable a révélé un chiffre d’affaires de 195 millions de dirhams. Selon la défense, ce montant était largement suffisant pour financer les projets menés entre 2008 et 2022. En recoupant les différentes expertises réalisées, les avocats ont d’ailleurs conclu que les sommes dûment justifiées excédaient les 270 millions de dirhams.








