Un désaccord persistant entre le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences et le secrétariat d’État chargé de l’Emploi entrave gravement la gestion du secteur. Ce différend a des répercussions tangibles: blocage du statut des inspecteurs du travail, report du cahier revendicatif et mise en veille du procès-verbal de l’accord sectoriel pourtant signé.
«Exprimant son vif mécontentement, la coordination syndicale du secteur, qui regroupe les organisations les plus représentatives, dénonce avec fermeté cette procrastination et cette négligence répétées», rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du lundi 9 février. Elle fustige l’absence de traitement sérieux des revendications des fonctionnaires, y voyant le signe d’un manque de volonté politique flagrant. Cette impasse, selon elle, accentue le gaspillage du temps politique et social, vidant de sa substance la crédibilité du dialogue institutionnel.
En réponse à cet immobilisme, la coordination a décidé de passer à l’action. Elle appelle à une grève nationale, accompagnée d’un sit-in devant le siège du ministère de l’Emploi, le 17 février 2026. Parallèlement, les inspecteurs du travail limiteront leurs contrôles à quatre visites mensuelles, invoquant l’insuffisance des indemnités de déplacement. Le mois de février verra également le boycott de toutes les commissions mixtes avec les autorités territoriales et judiciaires, ainsi que celui de la plateforme digitale «Chourlekoum».
Une seconde grève nationale est d’ores et déjà envisagée. Une source syndicale confirme l’opacité qui entoure le dossier du statut des inspecteurs, dénonçant des manœuvres évasives du ministère et une rareté délibérée d’informations. Cette opacité s’étendrait, selon la même source, aux relations avec l’association des inspecteurs du travail et l’ensemble des partenaires sociaux. «La question a pourtant été portée devant l’institution législative par des groupes parlementaires, sans que cela ne provoque d’avancée concrète, confirmant ainsi le manque de sérieux des autorités de tutelle», note Al Ahdath Al Maghribia.
Concernant le cahier revendicatif, l’interlocuteur insiste sur son objet : améliorer les conditions des fonctionnaires, notamment par l’attribution de véhicules de service, une revalorisation des indemnités de déplacement et l’instauration d’une prime de risque.








