Sécheresse: 54 villes marocaines risquent de manquer d'eau potable cet été

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Revue de presseKiosque360. Le ministre de l’Équipement et de l’eau Nizar Baraka a fait un exposé alarmant, devant les parlementaires, sur la situation hydrique au Maroc. 54 villes risquent de manquer d’eau potable cet été. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 02/03/2022 à 23h09

Le ministre de l’Équipement et de l’eau Nizar Baraka a divulgué, lors d’une réunion de la commission des infrastructure tenue mardi à la chambre des représentants, des données inquiétantes sur la rareté de l’eau.

Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du jeudi 3 mars, que ce déficit hydrique menace de soif de nombreuses agglomérations urbaines et rurales. Dans son exposé, le ministre a indiqué que le volume des retenues des barrages a atteint, à fin février, près de 5,3 milliards de mètres cubes soit un taux de remplissage de 32,7 % contre 49,1 % enregistré à la même période de l’année dernière.

Les réserves d’eau disponibles actuellement dans les barrages peuvent assurer les besoins de toutes les grandes villes exceptées celles situées dans les bassins de la Moulouya, Tensift et Guir-Ziz-Rheris qui risquent de connaitre des difficultés d’approvisionnement.

Selon le ministre, plusieurs mesures urgentes ont été prises pour garantir l’alimentation en eau potable dans ces agglomérations, grâce au déblocage d’un budget de 2,42 milliards de dirhams.

Ce déficit hydrique est la conséquence d’une faible pluviométrie qui, comparée à la même période de l’année précédente, a enregistré une baisse qui varie entre 30 et 50%, voire 80% dans certains bassins comme ceux de Souss-Massa, Tensift, Moulouya et Oum Er Rbia.

Le quotidien Al Akhbar rapporte que pour parer à ce déficit hydrique, le ministre a pris, en coordination avec plusieurs intervenants, des mesures urgentes. Il s’agit, ajoute Nizar Baraka, de la mise en place de comités de veille, l’accélération des travaux d’alimentation en eau des centres ruraux et des douars à partir des systèmes d’eau durables et de camions citernes ainsi que l’exploration de ressources d’eau supplémentaires à travers l’exploitation des nappes phréatiques.

D’autres mesures seront mises en œuvre, ajoute le ministre, comme l’octroi d'un important soutien financier pour réaliser des projets d’approvisionnement en eau potable dans le cadre du programme national de réduction des disparités territoriales et sociales. Le ministre de l’Equipement prévoit, en outre, l’arrêt de l’irrigation des espaces verts avec de l’eau potable et le recours aux eaux usées dûment épurées.

Le directeur général de l’ONEE, Abderrahim Hafidi, a déclaré que dans les grandes villes où la distribution est gérée par des agences et des société délégataires, l’alimentation en eau potable sera, généralement, assurée d’une manière régulière et durable en été.

Par contre, ajoute-t-il, Oujda et Marrakech vont souffrir d’un manque d’approvisionnement au vu de la grande baisse en eau de surface. Les villes et les centres où intervient l’ONEE seront approvisionnés en eau normalement durant l’été, exceptés 54 villes et centres qui comptent 232.997 abonnés.

Par Hassan Benadad
Le 02/03/2022 à 23h09

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Il y a péril en la demeure. Il y aura de moins en moins de pluie dans notre pays,c'est certain. Pour sa survie, le Maroc doit investir massivement dans les énergies renouvelables car les énergies fossiles s'épuisent à grande vitesse, augmenter le nombre de stations de dessalement, s, imposer un contrôle de naissance strict, réformer son mode d'agriculture.

Le véritable problème n'est pas dans le contrôle des naissances contrairement à ce que veulent nous faire croire les ennemis de l'islam mais bien dans le repentir envers Allah comme cela est dit dans Sourate Nouh v. 10 à 14. Quant aux moyens mondains il est évident que les gens doivent être éduqués sur la question de l'eau. On voit encore des femmes jeter des litres d'eau devant leur maison tous les jours pour enlever une poussière qui pourrait partir à coups de balais ! Investir dans les méthodes modernes de l'agriculture durable est un défi essentiel également.

Depuis des années , le Maroc il se saigne, pour importer des céréales au prix forts La sécheresse s'invite tous les 2 Ans au Maroc . Comment il n'a JAMAIS pensé à dessaler l'eau pour remplir ses barrages qui sont à sec ??? Et permettre aux agriculteurs d'irriguer leur champs de blé et économiser 3,4 Milliards pour le blé acheté

Proliferation de puits (anarchiques ou non) partout, vidage generalisé des nappes phreatiques, pompage a volonté de quantites hallucinantes de la part d'embouteilleurs comme sidi ali, avec en plus une croissance presque decuplee du cheptel depuis 2000 dont le broutage sauvage cause le rechauffement d'un sol qui aurait besoin de plus d'arbres... Vivement des responsables competents et honnetes qui travaillent vite et ne cedent pas aux chantages

Depuis quelques années déjà, le Maroc ne bénéficie de la pluie qu'en mars et avril.

et les villas arrosant à grand débit d'eau potable les étendues de gazon,tout le temps jour et nuit,mais on ferme les yeux ,ces villas appartiennent aux grands ,très grands X,Y etc,silence ces gens sont au dessus !

54 villes marocaines risquent de manquer d'eau potable cet été, et Benkirane continuera de toucher ses 70000dhs/mois de retraite sans cotisation !

Généraliser le goutte à goutte, investir massivement dans le dessalement couplé aux énergies renouvelables, eaux usées traitées pour les golfs, piscines, et espaces verts, rénover les réseaux de distribution...

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