Tous les articles correspondant à #littérature

«Pigiste au Monde»: sans nostalgie, ni regrets, Tahar Ben Jelloun raconte les coulisses de sa collaboration avec «Le Monde»
Dans ce nouvel ouvrage, paru aux éditions Gallimard, Tahar Ben Jelloun fait le récit de son expérience au journal «Le Monde», avec lequel il a collaboré en tant que pigiste de 1973 à 2011. Un récit qui nous entraîne dans les coulisses du journal, siège de belles amitiés et de redoutables rivalités, et apporte un précieux éclairage sur le traitement médiatique accordé tant au Maroc qu’à l’Algérie à travers le temps par le média.
Billet littéraire KS. Ep. 75. «Café noir», recueil de nouvelles collectif, ou le polar revisité
Neuf nouvelles, neuf pays, un même goût du noir. Dans «Café noir», le polar devient un outil d’exploration sociale et politique, révélant les fractures intimes, les violences ordinaires et les désillusions contemporaines. Une anthologie internationale qui détourne les codes du genre pour mieux interroger le monde.
Billet littéraire KS. Ep. 74. «Le corbeau qui m’aimait», d’Abdelaziz Baraka Sakin, ou la satire de l’exil
Et si l’exil cessait d’être raconté comme un dossier, une statistique ou une posture morale? Avec «Le corbeau qui m’aimait», le soudanais Abdelaziz Baraka Sakin choisit la voie la plus risquée: celle du rire inquiet, du burlesque tragique, de la fable qui dérange. Un roman qui déplace la Jungle de Calais du reportage vers le mythe moderne, et fait de la littérature un poste-frontière.
Billet littéraire KS. Ep. 73. «Quatre jours sans ma mère», de Ramsès Kefi, ou la quête des origines
Une mère disparaît sans bruit, laissant une casserole sur le feu et un mot d’amour en guise d’adieu provisoire. En quatre jours d’absence, ce premier roman de l’écrivain franco-tunisien Ramsès Kefi fait vaciller un fils adulte resté enfant, un père démuni et tout un édifice familial bâti sur le silence. Court et dense, ce texte drôle et bouleversant explore la dignité invisible des mères, la fragilité des hommes et la quête tardive d’une identité façonnée par l’exil et les non-dits.
Dakhla, au cœur de la poésie de Kébir Mustapha Ammi, s’invite aux Nuits de la Lecture 2026 en Italie
Organisée du 21 au 25 janvier 2026 par la Fédération des alliances françaises italiennes, la 10ème édition des Nuits de la Lecture se tiendra sous le thème «Villes et campagnes» et comptera parmi ses intervenants l’écrivain, romancier et essayiste marocain Kébir Mustapha Ammi.
Billet littéraire KS. Ep. 72. «Partout le même ciel», de Hajar Bali, ou les désillusions algériennes
Hajar Bali signe un roman d’apprentissage et de désillusion où l’intime se heurte de plein fouet à l’Histoire. À travers le destin de deux adolescents épris de liberté et la figure énigmatique d’un mentor en quête de rédemption, l’auteure capte l’élan, l’ivresse puis l’échec du Hirak, et dresse le portrait sensible d’une génération algérienne réveillée trop tard, condamnée à choisir entre l’exil et l’étouffement.
Billet littéraire KS. Ep. 71. «Je suis ma liberté», de Nasser Abu Srour, sacré par le Prix de la littérature arabe 2025
Le Prix de la littérature arabe 2025, coorganisé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, a choisi cette année de consacrer un texte singulier et bouleversant: «Je suis ma liberté» du palestinien Nasser Abu Srour, traduit en français par Gallimard en janvier 2025. Pourquoi ce choix et en quoi ce récit régénère-t-il la littérature?
Billet littéraire KS. Ep. 70. «Le coiffeur aux mains rouges», de Kebir Mustapha Ammi, ou par-delà le Mal
Dans son dernier roman, Kebir Mustapha Ammi transforme un simple face-à-face en tragédie mémorielle où la guerre d’Algérie continue de tuer, soixante ans plus tard, par-delà les frontières et les générations. À Arcueil, sur la Nationale 20, un fils de bourreau retrouve enfin le fils de la victime: deux hommes que tout sépare, sauf le sang versé en 1962 et la plaie béante d’un crime fondateur. Entre vengeance et pardon, justice et remords, Ammi signe un polar politique hanté par la transmission du trauma.
Juif et Hajj
Safi et le communisme, les sardines et les camarades, le prolétarisme et le progressisme, le rêve d’un monde meilleur, égalitaire et équitable, sans dieu ni maitre…
Billet littéraire KS. Ep. 69. «Ils se sont tant aimés», de Tahar Ben Jelloun, ou l’amour à l’épreuve du temps
Roman des secondes chances et des vies abîmées, «Ils se sont tant aimés» explore la possibilité d’aimer encore quand la jeunesse s’est enfuie et que le passé pèse davantage que les élans. En suivant Lamia et Nabile, qui se retrouvent des années après leur divorce dans une Casablanca moderne mais guindée, Tahar Ben Jelloun signe un récit tendre, grave et lucide, où l’intime devient miroir d’un Maroc urbain traversé par les contradictions sociales, morales et politiques de son époque.