Du patio mésopotamien aux riads de Fès, la maison à cour a longtemps incarné la réponse universelle aux étés brûlants. Pourquoi une telle invention a-t-elle été abandonnée au 20ème siècle au profit de constructions dépendantes de la climatisation? Urbaniste, docteur en esthétique, historien d’art, chercheur, ancien directeur des actions culturelles de l’Institut du monde arabe de Paris et ancien doyen de la Faculté Euromed des SHS de Fès, Mohamed Métalsi démonte le mythe d’une rupture culturelle ou climatique: la disparition du vide habité ne relève pas de la modernité, mais d’une logique comptable où chaque mètre carré doit être vendu. Une analyse incisive qui appelle à refonder notre droit de bâtir.