Mohammed Ould Boah

Algérie: Tebboune plus que jamais isolé et à la merci du clan des généraux
Au sommet de l’État algérien, un nouvel épisode des âpres luttes que se livrent sans relâche le clan de la présidence et celui du chef d’état-major de l’armée secoue actuellement les fragiles et instables arcanes du pouvoir politico-militaire. En cause, le procès, régulièrement renvoyé aux calendes grecques, de l’ancien patron de la police algérienne, Farid Zinedine Bencheikh, emprisonné depuis octobre 2024. En filigrane de ce procès, c’est le clan présidentiel qui est dans le viseur des juges galonnés du tribunal militaire de Blida.
Algérie: les renseignements intérieurs changent à nouveau de patron
Abdelmadjid Tebboune a déjà limogé une quinzaine de chefs des trois principaux services de renseignements du pays. Lundi 18 mai, le général Abdelkader Ait Ouarabi, alias général Hassan, a été écarté de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qu’il dirige depuis un peu moins d’une année. Ce départ, qui ne sera annoncé officiellement que lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, reflète l’instabilité chronique qui caractérise les services de renseignements. En plus des règlements de comptes interminables entre généraux, il faut aussi rechercher la cause de cette instabilité dans la lutte des clans au sommet du pouvoir politico-militaire algérien.
Sahara marocain: Tebboune estime que la mise en œuvre du plan d’autonomie est inéluctable
Samedi 2 avril, la télévision publique algérienne a diffusé en soirée un nouveau bavardage d’Abdelmadjid Tebboune. Les propos du président algérien sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, prônant une autonomie sous souveraineté marocaine, constituent-ils un début de fléchissement de la position du régime algérien sur ce qu’il appelle la «cause sahraouie»?
Nouveaux affrontements tribaux dans les camps de Tindouf: un proche du chef du Polisario a mis le feu aux poudres
Une rixe entre deux familles sahraouies dans l’un des camps de Lahmada a rapidement dégénéré pour tourner en affrontements violents entre deux factions tribales. Plusieurs tentes et maisons ont été incendiées dans la foulée, alors que l’un des gardes de corps de Brahim Ghali, chef du Polisario, a pris le parti de sa faction tribale en déclenchant une fusillade, faisant de nombreux blessés au sein du clan adverse.
Le Mali porte un coup très dur à Alger en retirant sa reconnaissance à la fantomatique «Rasd»
C’est un tournant diplomatique décisif que vient d’enregistrer ce vendredi 10 avril la sous-région nord-ouest africaine. Le Mali, pays voisin de l’Algérie et vaisseau amiral de l’Alliance des pays du Sahel (AES), a officiellement annoncé avoir retiré sa reconnaissance de la pseudo «Rasd». Par la même occasion, il déclare soutenir le plan marocain d’autonomie du Sahara comme seule base crédible pour le règlement de ce différend. Ce basculement constitue une onde de choc diplomatique de grande amplitude pour le régime d’Alger.
Ce que cachent les récents changements à la tête des milices du Polisario
Du 21 au 23 mars, plusieurs changements ont été opérés au sein de la direction du Polisario. Ils ont concerné la milice, les soi-disant conseillers de Brahim Ghali et son prétendu gouvernement. Ce remue-ménage, intervenu sous l’impulsion du tuteur algérien, est mu par un seul objectif: celui de se débarrasser de deux poids lourds du Polisario devenus trop encombrants à cause de leurs multiples appels à perpétrer des actes terroristes au Sahara marocain, alors que l’initiation d’un projet de loi américain, visant à classer le Polisario dans la liste des organisations terroristes, sème la panique chez le régime d’Alger.
Attaques de l’Iran contre les pays du Golfe: l’Algérie ne condamne pas le régime des Mollahs
L’offensive américano-israélienne contre l’Iran, ayant coûté la vie au guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, plonge le régime algérien dans un profond embarras. Suite à l’effondrement successif de ses alliés en Syrie, au Liban (Hezbollah) et au Venezuela, l’Algérie se retrouve désormais orpheline du régime des Mollahs. Bien qu’Alger ait publié deux communiqués officiels samedi soir, elle s’est abstenue de condamner, même du bout des lèvres, les agressions militaires de son partenaire iranien contre plusieurs pays arabes qu’elle considère pourtant comme des nations «frères».
L’incursion de véhicules suspects du Polisario en Mauritanie derrière une vive colère des autorités de Nouakchott
Samedi 21 février, trois véhicules appartenant aux milices du Polisario, dont un camion à la cargaison suspecte, ont pénétré dans le nord du territoire mauritanien à partir de l’Algérie. Rapidement repérés par un drone de reconnaissance, puis interceptés par une patrouille de l’armée mauritanienne, ces véhicules transportaient probablement autre chose que des marchandises habituelles de contrebande. Les faits sont d’autant plus graves que le régime d’Alger a dépêché d’urgence un responsable du Polisario à Nouakchott, en vue de contenir la vive colère des hautes autorités locales. En vain.
Nouveau bavardage de Tebboune: aucune mention du Maroc, ni de la «cause sahraouie»
Dans la soirée du samedi 7 février, la télévision publique algérienne a retransmis un nouvel épisode des bavardages périodiques du président Abdelmadjid Tebboune. Cette sortie a repris la rhétorique habituelle des fausses promesses, des chiffres contestables et des insultes envers les opposants et certains États tiers, comme les Émirats arabes unis. La surprise est venue de son mutisme concernant le Maroc et la prétendue «cause sahraouie», un dogme dont il a pourtant juré de ne jamais se départir.
Algérie: confronté à des manifestations populaires à Relizane, le régime répond par la répression
Dans de nombreuses villes algériennes, particulièrement celles de l’ouest du pays, c’est le ras-le-bol général des populations, confrontées à l’impéritie de leur régime qui les laisse livrées à elles-mêmes face aux inondations meurtrières qui sévissent en Algérie depuis plusieurs semaines. À Relizane, les manifestants sont sortis par milliers ce samedi dans la rue pour dénoncer «l’Algérie nouvelle» de Tebboune, caractérisée par l’inaction de ses gouvernants lorsque des infrastructures sont détruites, l’électricité coupée, l’approvisionnement en produits de base à l’arrêt… mais qui est prompte à réprimer violemment des manifestants qui réclament leurs droits les plus élémentaires.