Mohammed Ould Boah

Reprise des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Mali: le régime algérien bat en retraite devant Bamako
Le régime algérien a annoncé, vendredi 10 juillet, à travers deux communiqués distincts, publiés par deux ministères, la fin de la fermeture de son espace aérien devant les aéronefs en provenance ou à destination du Mali, et le retour immédiat de son ambassadeur à Bamako. Le Mali a réagi par réciprocité en répondant par les mêmes mesures. Est-ce la fin d’une crise qui dure depuis 2020? Rien n’est moins sûr...
Camps de Tindouf: mort suspecte de Lahbib Abdelaziz, dirigeant du Polisario et fils de l’ancien président des séparatistes
Au détour de deux courtes phrases, le front séparatiste du Polisario a annoncé, dimanche 7 juin, via son média de propagande, la mort de Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils du précédent chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz El Marrakchi. Lahbib aurait été abattu par les Forces armées royales alors qu’il tentait, avec d’autres miliciens, de mener une attaque contre une position marocaine au niveau du mur de défense. Déjà, certains médias sahraouis d’opposition avancent la thèse d’un règlement de comptes qui a conduit à l’assassinat de celui qui était présenté comme le successeur désigné de Brahim Ghali.
Algérie: Tebboune plus que jamais isolé et à la merci du clan des généraux
Au sommet de l’État algérien, un nouvel épisode des âpres luttes que se livrent sans relâche le clan de la présidence et celui du chef d’état-major de l’armée secoue actuellement les fragiles et instables arcanes du pouvoir politico-militaire. En cause, le procès, régulièrement renvoyé aux calendes grecques, de l’ancien patron de la police algérienne, Farid Zinedine Bencheikh, emprisonné depuis octobre 2024. En filigrane de ce procès, c’est le clan présidentiel qui est dans le viseur des juges galonnés du tribunal militaire de Blida.
Algérie: les renseignements intérieurs changent à nouveau de patron
Abdelmadjid Tebboune a déjà limogé une quinzaine de chefs des trois principaux services de renseignements du pays. Lundi 18 mai, le général Abdelkader Ait Ouarabi, alias général Hassan, a été écarté de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qu’il dirige depuis un peu moins d’une année. Ce départ, qui ne sera annoncé officiellement que lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, reflète l’instabilité chronique qui caractérise les services de renseignements. En plus des règlements de comptes interminables entre généraux, il faut aussi rechercher la cause de cette instabilité dans la lutte des clans au sommet du pouvoir politico-militaire algérien.
Sahara marocain: Tebboune estime que la mise en œuvre du plan d’autonomie est inéluctable
Samedi 2 avril, la télévision publique algérienne a diffusé en soirée un nouveau bavardage d’Abdelmadjid Tebboune. Les propos du président algérien sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, prônant une autonomie sous souveraineté marocaine, constituent-ils un début de fléchissement de la position du régime algérien sur ce qu’il appelle la «cause sahraouie»?
Nouveaux affrontements tribaux dans les camps de Tindouf: un proche du chef du Polisario a mis le feu aux poudres
Une rixe entre deux familles sahraouies dans l’un des camps de Lahmada a rapidement dégénéré pour tourner en affrontements violents entre deux factions tribales. Plusieurs tentes et maisons ont été incendiées dans la foulée, alors que l’un des gardes de corps de Brahim Ghali, chef du Polisario, a pris le parti de sa faction tribale en déclenchant une fusillade, faisant de nombreux blessés au sein du clan adverse.
Le Mali porte un coup très dur à Alger en retirant sa reconnaissance à la fantomatique «Rasd»
C’est un tournant diplomatique décisif que vient d’enregistrer ce vendredi 10 avril la sous-région nord-ouest africaine. Le Mali, pays voisin de l’Algérie et vaisseau amiral de l’Alliance des pays du Sahel (AES), a officiellement annoncé avoir retiré sa reconnaissance de la pseudo «Rasd». Par la même occasion, il déclare soutenir le plan marocain d’autonomie du Sahara comme seule base crédible pour le règlement de ce différend. Ce basculement constitue une onde de choc diplomatique de grande amplitude pour le régime d’Alger.
Ce que cachent les récents changements à la tête des milices du Polisario
Du 21 au 23 mars, plusieurs changements ont été opérés au sein de la direction du Polisario. Ils ont concerné la milice, les soi-disant conseillers de Brahim Ghali et son prétendu gouvernement. Ce remue-ménage, intervenu sous l’impulsion du tuteur algérien, est mu par un seul objectif: celui de se débarrasser de deux poids lourds du Polisario devenus trop encombrants à cause de leurs multiples appels à perpétrer des actes terroristes au Sahara marocain, alors que l’initiation d’un projet de loi américain, visant à classer le Polisario dans la liste des organisations terroristes, sème la panique chez le régime d’Alger.
Attaques de l’Iran contre les pays du Golfe: l’Algérie ne condamne pas le régime des Mollahs
L’offensive américano-israélienne contre l’Iran, ayant coûté la vie au guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, plonge le régime algérien dans un profond embarras. Suite à l’effondrement successif de ses alliés en Syrie, au Liban (Hezbollah) et au Venezuela, l’Algérie se retrouve désormais orpheline du régime des Mollahs. Bien qu’Alger ait publié deux communiqués officiels samedi soir, elle s’est abstenue de condamner, même du bout des lèvres, les agressions militaires de son partenaire iranien contre plusieurs pays arabes qu’elle considère pourtant comme des nations «frères».
L’incursion de véhicules suspects du Polisario en Mauritanie derrière une vive colère des autorités de Nouakchott
Samedi 21 février, trois véhicules appartenant aux milices du Polisario, dont un camion à la cargaison suspecte, ont pénétré dans le nord du territoire mauritanien à partir de l’Algérie. Rapidement repérés par un drone de reconnaissance, puis interceptés par une patrouille de l’armée mauritanienne, ces véhicules transportaient probablement autre chose que des marchandises habituelles de contrebande. Les faits sont d’autant plus graves que le régime d’Alger a dépêché d’urgence un responsable du Polisario à Nouakchott, en vue de contenir la vive colère des hautes autorités locales. En vain.