Tahar Ben Jelloun

Ma semaine

"Tahar Ben Jelloun est sans conteste l'écrivain marocain le plus renommé au monde. Bien avant ""La nuit sacrée"", suite de ""L'enfant de sable""| qui lui a valu le prix Goncourt en 1987| il avait su séduire les plus exigeants des lecteurs et critiques avec des romans des plus saisissants et indéfinissables les uns que les autres. ""Harrouda""| ""Moha le fou| Moha le sage"". Des romans/poèmes| tant Ben Jelloun ne peut être cantonné à un genre| lui qui interpelle l'oralité propre à la culture originelle pour détourner la langue d'écriture et la rendre plus belle que jamais| plus que jamais parlante| et porteuse."

Alerte
Que ce soit dans le domaine de la santé ou celui de l’éducation, il est urgent que le gouvernement se penche sur l’état du service public et fasse en sorte qu’il soit un bon concurrent du privé. Sinon, il y aura deux Maroc, celui des possédants et celui des gens modestes et pauvres.
Trois zéro, la poésie du football
Espérons que l’arbitre sera un homme juste et objectif. On ne veut pas de faveur, mais la justice. Pas comme en 2022 où la partialité flagrante d’un arbitre mexicain a empêché les Lions de l’Atlas de battre la France.
Un malheur innocent
La condition de l’enfance ainsi que celle de la femme déterminent la qualité d’une nation. Or, tant que nous permettons que ces enfants soient abandonnés, tant que notre parlement n’a pas voté le droit à l’interruption des grossesses conséquentes à un malheur, à un accident, un viol, une agression... notre société renonce tranquillement à son avenir.
À Tanger, la photo en dansant
Grande artiste, connue et reconnue dans le monde, Isabel Muñoz a été très heureuse de nous présenter son travail à la galerie Cervantes. Elle a une affinité avec notre pays et son imaginaire qui la nourrit et l’enchante.
Éducation
Devrons-nous nous contenter de ces scènes de crime? Ou bien nous poser la question de savoir pourquoi des personnes apparemment normales — dans le cas du meurtre de Yassine, il s’agit d’un militaire et de sa complice, une infirmière travaillant dans une clinique privée — décident de passer à l’acte et de commettre un crime?
Un Marabout pour Edgar
J’ai tout d’un coup vu en Edgar Morin un saint, pas n’importe quel saint, pas un homme de religion, ni un militant idéologique, mais j’ai vu une sainteté de l’ordre de la justice, celle qui assure le Bien et qui distribue la qualité humaine.
Rendez-nous nos sardines!
Il y a deux ans c’était la figue de barbarie qui avait disparu des marchés. Aujourd’hui c’est au tour de la sardine. Apparemment personne ne prend sa défense. Il serait sympathique de constituer un comité de soutien à la sardine dans tous ses états afin qu’elle retrouve son rang, son large public et sa superbe réputation.
Moi, malade mental? Ça va pas!
Le problème au Maroc, c’est que la maladie mentale reste du domaine du secret et du non-traitement. Les psychiatres et psychanalystes installés dans les grandes villes sont conscients que leur travail est difficile. C’est une question taboue. On n’en parle pas. On fait comme si tout allait bien et on oublie. Mais ceux et celles qui souffrent de bipolarité ne connaissent pas le chemin à prendre en vue d’une guérison.
Les mauvaises nouvelles ont des ailes
Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et se ressemblent. Comme on dit: «Elles ont des ailes». Partout, la violence et la haine. Le monde n’est plus protégé par des valeurs. Il est sans défense, nu, et il y a si peu d’espoir. À moins de détourner le regard et de refuser d’apprendre ce que fait l’homme à l’homme, on est submergé jusqu’à la lassitude et la nausée par le fracas des combats et des destructions.
Service!
Quand on voyage à travers le monde, on se rend compte à quel point le service à la marocaine dans les hôtels laisse à désirer, voire se révèle parfois nul. Que faire? Il faut peser les étoiles. Une étoile, ça se mérite. Ce n’est pas rien. Or, combien d’hôtels affichent des étoiles alors qu’à cause de la médiocrité de leur service, ils mériteraient d’être ramenés à la réalité en les perdant.