La commission des Finances à la Chambre des conseillers a commencé ce jeudi 16 juillet l'examen des amendements liés au projet de loi de finances rectificative 2020.
Au centre de tous les débats, une disposition permettant aux sociétés de déduire leurs dons au Fonds spécial Covid-19 de leurs obligations fiscales, retirée à la dernière minute par les députés de la Chambre des représentants.
La CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc, représentée à la deuxième chambre) s'est déclarée optimiste quant à un retour de cette carotte fiscale, des plus attendues par le tissu entrepreunarial ayant prêté main-forte au financement du Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus.
Le patronat a d'ailleurs proposé un amendement dans ce sens et espère vivement un vote favorable.
A la Chambre des représentants, et contre toute attente, les groupes parlementaires, tant ceux issus de la majorité et que des rangs de l'opposition ont voté contre cette disposition qui prévoyait pour les entreprises une possible déduction des dons accordés de leurs impôts.
Précisons que les dons des entreprises privées et publiques ont totalisé plus de 20 milliards de dirhams, sur un ensemble de 33 milliards de dirhams collectés.
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"Nous sommes optimistes. Notre amendement a de fortes chances de passer. Il y va d'ailleurs de la crédibilité de l'Etat. Un rejet de cette déductibilité entraînera un véritable séisme dont souffriraient non seulement les entreprises mais l'économie dans son ensemble", a déclaré Youssef Mouhyi, conseiller parlementaire de la CGEM à la seconde chambre du Parlement.
Verdict dès ce jeudi après-midi.