Visas: la France commence à peine à serrer la vis, le régime algérien a déjà mal

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors de son discours devant les deux chambres du parlement, dimanche 29 décembre 2024.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, au parlement, à Alger, le 29 décembre 2024.

Revue de presseFace aux agissements provocateurs du régime algérien, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a annoncé que la France avait mis en place des restrictions d’accès au territoire français à l’encontre de certains responsables algériens. Le régime algérien a fait profil bas, en faisant part de sa «surprise» et de son «étonnement», comme si le principe de la réciprocité n’existait pas dans son lexique diplomatique. Une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 26/02/2025 à 19h19

Suite aux déclarations de plusieurs hauts responsables français, évoquant la nécessité d’établir un «rapport de force» avec l’Algérie, Paris a mis en œuvre des mesures restrictives ciblant la circulation et l’accès de certains «dignitaires» algériens.

Des sources concordantes indiquent que cette décision affecte les plus hauts représentants de l’État algérien, notamment le chef d’État-major, Saïd Chengriha, et le Président désigné, Abdelmajid Tebboune, rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition de ce mercredi 27 février.

Cette annonce, faite par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, laisse entrevoir des mesures additionnelles que la France envisage d’imposer au régime algérien.

Paris affirme ne tolérer aucun obstacle entravant l’expulsion des ressortissants algériens en situation irrégulière, conformément à la législation française.

M. Barrot a souligné que le refus de l’Algérie de délivrer les laissez-passer consulaires était d’autant plus préoccupant qu’il pouvait mener à des situations dramatiques, faisant ainsi allusion à l’attentat de Mulhouse, où un individu algérien, fiché pour terrorisme et en situation irrégulière, avait agressé plusieurs passants, causant un décès et plusieurs blessés.

Le diplomate français a également établi un lien entre cette escalade et la situation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, détenu depuis plusieurs semaines à Alger, qui a entamé une grève de la faim.

En réaction à cet attentat terroriste, le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a révélé que dix demandes officielles d’expulsion de l’auteur de l’attentat avaient été adressées à l’Algérie, mais qu’elles avaient systématiquement été rejetées par le gouvernement algérien.

Cette attitude a suscité l’indignation des autorités françaises, qui y ont vu une forme de complicité indirecte dans la commission de cet acte barbare.

Selon elles, cela confirmerait l’implication du régime militaire algérien dans des pratiques criminelles, et mettrait en lumière la nature terroriste de sa structure.

Le drame de Mulhouse n’est que la goutte qui a fait déborder le vase, car cet acte barbare survient au milieu d’une crise diplomatique inédite déclenchée par le régime militaire algérien, suite à la décision de Paris de reconnaître la marocanité du Sahara.

Les tentatives du régime algérien d’utiliser le terrorisme comme moyen de pression pour faire infléchir la position française ont rencontré une résistance ferme, engendrant une crise profonde qui ébranle les fondements du régime militaire algérien.

Nombre de personnalités politiques et intellectuelles françaises ont exprimé leur indignation face aux agissements du régime algérien.

Ainsi, le président de l’Union des droites pour la République, Éric Ciotti, a sévèrement critiqué l’Algérie, la qualifiant d’«État voyou», relaie Al Ahdath Al Maghribia.

Il a plaidé pour un durcissement de la politique française envers l’Algérie, préconisant la suspension de la délivrance de visas, l’arrêt de la prise en charge des soins gratuits dans les hôpitaux français, et le gel des transferts financiers vers l’Algérie.

Le quotidien Le Figaro a également souligné la nécessité d’adopter une attitude ferme face au régime algérien, estimant inacceptable de continuer à tolérer les plaintes émanant de dirigeants atteints de délires paranoïaques, et vivant sur le souvenir des «martyrs» de leur passé.

Par Hassan Benadad
Le 26/02/2025 à 19h19

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