Affaire du caïd giflé à Témara: la défense conteste le certificat médical

Balance - justice

Revue de presseLe procès pour violence contre le caïd de la 7ème annexe administrative de Témara, impliquant une MRE et sa famille, reprendra mercredi prochain. La défense contestera le certificat médical de 30 jours d’incapacité présenté par le caïd, rapporte le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Le 28/03/2025 à 20h29

L’affaire de violence à Skhirat-Témara contre un caïd, impliquant une MRE et sa famille, reste un sujet brûlant et polémique. D’après les sources du quotidien Assabah, qui aborde ce sujet dans son édition du week-end des 29 et 30 mars, «le certificat médical attestant d’une incapacité physique d’une durée de trente jours, déposé par le caïd victime de la gifle, fera l’objet d’une requête par la défense de la mise en cause, qui demandera à la cour, lors de l’audience prévue mercredi prochain, d’ordonner une contre-visite médicale, la vidéo ayant enregistré l’incident ne montrant ni blessure ni écoulement de sang».

Assabah indique que la défense compte demander une nouvelle expertise médicale et pourrait citer le médecin qui a délivré le premier certificat. Selon ces sources, la défense insistera pour que la cour visionne l’intégralité de l’enregistrement vidéo, affirmant que l’accusée a aussi été victime de violence et que la séquence de la gifle ne reflète pas toute la situation.

L’audience de mercredi prochain sera également marquée par des requêtes de la défense de la mise en cause, remettant en cause les procès-verbaux dressés en la circonstance par la police judiciaire de Témara.

La défense de la MRE estime que le caïd, étant partie prenante, n’était pas habilité à faire les constatations d’usage, qui auraient dû être effectuées par la police judiciaire. De plus, la mise en cause maintient qu’il ignorait le statut de la personne giflée.

La femme qui a giflé le caïd, son frère (un ressortissant marocain installé au Canada), son époux et une autre personne ont été interpellés et déférés devant le parquet compétent, qui a décidé leur poursuite en état de détention.

Par Mohamed Younsi
Le 28/03/2025 à 20h29

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