Affaire du caïd giflé à Témara: voici ce qu'il s’est passé

La femme qui a giflé le caïd de la septième annexe administrative de la préfecture de Skhirat-Témara, ainsi que ses complices, comparaîtront ce mercredi devant le tribunal de première instance de Témara.

Revue de presseLa femme qui a giflé le caïd de la septième annexe administrative de la préfecture de Skhirat-Témara, ainsi que ses complices, comparaîtront ce mercredi devant le tribunal de première instance de Témara. Retour sur cette affaire qui a défrayé la chronique, dans cette revue de presse issue du quotidien Al Akhbar.

Le 24/03/2025 à 19h02

Le tribunal de première instance de Témara entamera, à partir de ce mercredi 26 mars, l’examen de l’affaire de violence contre le caïd de la septième annexe administrative de la préfecture de Skhirat-Témara, impliquant une femme marocaine résidant à l’étranger (MRE) ainsi que des membres de sa famille.

Cette affaire a suscité une vive réaction lorsqu’une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, a montré une femme giflant le caïd de ladite annexe administrative.

Cette femme, une ressortissante marocaine installée au Canada, est aujourd’hui la principale accusée dans cette affaire. Elle serait intervenue pour tenter d’influencer le cours des événements afin de permettre à son frère et à un autre proche de récupérer des articles que les autorités compétentes de la préfecture de Skhirat-Témara avaient saisis sur l’espace public, «où ils étaient exposés à la vente».

Al Akhbar rapporte, dans son édition du mardi 25 mars, que «cette femme, son frère, leur mère et un proche de leur famille se rendaient régulièrement au siège de la septième annexe administrative, où ils harcelaient les agents des forces auxiliaires et les fonctionnaires afin de récupérer leurs affaires».

C’est au cours de ces allers-retours au siège de l’annexe administrative, explique Al Akhbar, que «cette femme a sauté sur le caïd pour le gifler lorsque ce dernier l’a empêchée de filmer».

D’après les mêmes sources, les quatre personnes –la femme qui a giflé le caïd, son frère (également ressortissant marocain installé au Canada), ainsi que deux autres individus ayant fourni de faux témoignages– ont été interpellées et déférées devant le parquet compétent, qui a décidé leur poursuite en état de détention. Les accusés sont poursuivis en vertu de l’article 267 du Code pénal, lequel prévoit une peine de réclusion criminelle de deux à trois ans.

Par Mohamed Younssi
Le 24/03/2025 à 19h02

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