La Chambre pénale de première instance de Rabat, chargée des crimes financiers, a prononcé, lundi soir, une peine de prison ferme de deux ans à l’encontre d’un cadre bancaire qui officiait dans une agence située à Ksar El Kébir. Il est poursuivi pour avoir utilisé l’argent des clients de cette agence bancaire afin de miser illégalement des sommes colossales dans des jeux de hasard, précisément auprès d’une plateforme internationale spécialisée dans les paris sportifs.
Selon le quotidien Assabah, qui rapporte cette information dans son édition du mercredi 26 mars, ce cadre bancaire a également été condamné à restituer environ 910.000 dirhams à la banque plaignante, dont le capital appartient à l’État, en plus de 100.000 dirhams à titre de dommages-intérêts et 20.000 dirhams à verser au Trésor public.
Le chef d’accusation retenu contre ce prévenu n’a pas été qualifié de détournement ou de dilapidation de deniers publics, mais de vol des dépôts des clients qui lui ont été confiés et qui relèvent de la responsabilité que lui confère sa fonction.
Selon Assabah, le cadre bancaire aurait manipulé le système informatique interne de l’agence afin de changer les données des comptes bancaires de nombreux clients. Il a même mis le système en panne à plusieurs reprises dans le but d’en faire perdre l’essentiel du contenu et de cacher ainsi ses méfaits.
Cependant, une fois le pot aux roses découvert, il a immédiatement reconnu son forfait. Ses aveux ont permis au procureur du roi de le déférer directement au tribunal de première instance de Rabat, sans passer par le juge d’instruction près la Chambre pénale chargée des crimes financiers.
Il a toutefois été entendu par la police judiciaire de Rabat, car c’est dans la capitale que se trouve le siège social de la banque plaignante, et c’est là que la plainte a été déposée contre lui. Dans le procès-verbal établi à cet effet, il a encore reconnu l’exactitude des résultats de l’enquête interne menée par l’agence bancaire où il travaillait, mais au lieu des 900.000 dirhams qu’il aurait indûment soutirés des comptes des clients, il n’a reconnu que la somme de 600.000 dirhams.
Assabah rappelle que dès l’éclatement de cette affaire, la banque mère a demandé au prévenu de déposer sa démission et l’a suspendu de ses fonctions en attendant les résultats de l’enquête interne, qui ont fini par dévoiler son forfait.
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