Tous les articles correspondant à #Armée algérienne

Algérie: dos au mur, le clan présidentiel tente de désamorcer la crise avec les généraux
Boualem Boualem, directeur de cabinet du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, samedi dernier, une réunion censée discuter le «projet d’amendement technique» de la Constitution qui visait au départ à prolonger le mandat présidentiel de 2 ou 5 ans. Ce conclave inhabituel avait en réalité deux objectifs. D’une part démentir tout boycott du Conseil des ministres du 28 décembre dernier par le général Said Chengriha. D’autre part, il s’agissait de désamorcer la crise avec le clan des généraux à travers l’abandon de toute velléité de modification du mandat présidentiel. Cette nouvelle manœuvre ne fait que confirmer la persistance de fortes tensions au sommet de l’État.
Algérie: les frontières comme prison, ou le coût des territoires extorqués aux voisins
Loin d’être paisibles, les frontières algériennes artificielles avec la Libye à l’est (≃ 980 km), le Mali au sud-ouest (≃ 1.375 km) et le Maroc à l’ouest (≃ 1.950 km), font l’objet de tensions chroniques et de conflits dormants ou ouvertement déclarés. Ces zones ultra-sensibles empêchent les généraux algériens de dormir, et des dispositifs militaires démesurés, permanents et obsédants, y sont déployés comme nulle part ailleurs dans le monde.
Désaccords au sommet du pouvoir algérien: qui de Chengriha ou Tebboune va écarter l’autre?
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son ministre délégué à la Défense, le général Said Chengriha, également chef d’état-major de l’armée algérienne, marchent désormais sur une corde raide. L’équilibre de l’illégitimité qui liait les deux hommes semble aujourd’hui tellement chanceler, que l’on se demande lequel chutera le premier.
Algérie: l’instabilité des services de renseignement devient structurelle
L’instabilité chronique des services de renseignement algériens vient de connaitre son énième épisode avec le limogeage, ce samedi 13 décembre, du général Mahrez Djeribi, désormais ex-patron de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA). Son successeur, le général Abbas Ibrahim, un illustre inconnu, a été installé, comme d’habitude, par le chef d’état-major de l’armée, le général Saïd Chengriha, à l’issue du même cérémonial qui a marqué, samedi, la 14e installation d’un chef des renseignements depuis mars 2020.
Tribune. Une superbe prétérition algérienne
Je vous conseille de copier et de garder par-devers vous la prétérition du général Ghediri et de la ressortir chaque fois qu’un Tebboune de rencontre se mettra à débiter ses bobards habituels sur l’Algérie «troisième puissance mondiale».
Parution. Le livre «Les espions du président» révèle la vulnérabilité cachée de l’armée algérienne
Dans leur enquête «Les espions du président», les journalistes Antoine Izambard et Pierre Gastineau percent la bulle narrative dans laquelle l’Algérie aime s’envelopper: armée toute-puissante, diplomatie influente, renseignement omniscient, posture régionale décisive. Un mirage. Dans un chapitre dédié à Alger, c’est un pays fragile, brouillon et d’une inefficacité chronique qui apparaît. Le livre, nourri de sources internes aux services secrets français, révèle un acteur marginal, souvent nuisible, rarement utile, loin d’être un pivot stratégique.
Billet littéraire KS. Ep. 67. «La joie ennemie», de Kaouther Adimi, ou les mémoires de la décennie noire
Kaouther Adimi livre un récit bouleversant où l’intime se heurte à l’Histoire. À travers une nuit d’écriture face aux toiles de la peintresse algérienne Baya, l’écrivaine convoque les fantômes de son enfance, marquée par la guerre civile en Algérie. Une exploration poignante de la mémoire, de l’exil, de l’art et du choix de la joie comme forme de résistance.
Dar Lkabranate. EP-181. Polisario, influence, économie… Quand «Ammi» Tebboune s’applique à tout réduire en cendres
Un Sahara définitivement perdu – bravo l’artiste –, une vision «familiale» des trésors nationaux comme Sonatrach, gérée comme si c’était l’épicerie du quartier, une économie en chute libre, et un dinar qui ne vaut plus que le poids de son papier (et encore, cela dépend du papier). Il n’aura fallu à Tebboune qu’un seul mandat et quelques extras pour transformer la «grande Algérie» en champ de ruines diplomatiques, administratives et économiques. Le plus ironique? Monsieur semble parfaitement à l’aise dans le fauteuil du pouvoir, comme un locataire qui ne compte jamais rendre les clés. Reste à savoir si les caporaux, eux, ont prévu de continuer à regarder le navire couler en silence.
Algérie: pour la 4ème année consécutive, l’armée s’octroie plus de 20% du budget général de l’État
Le projet de Loi de Finances en Algérie pour l’année 2026 a été adopté dimanche dernier en Conseil des ministres. Selon les premiers chiffres divulgués par certains médias locaux, l’armée algérienne continue à s’octroyer la part du lion, en devenant le premier poste budgétaire du pays, avec une enveloppe de quelque 25 milliards de dollars, soit 20,6% du budget général de l’État.
Le régime d’Alger accusé à nouveau par le Mali d’être «un exportateur du terrorisme»
Le régime algérien vient d’encaisser un autre coup dur, assené une nouvelle fois par les autorités maliennes. Du haut de la tribune des Nations unies, le Premier ministre malien a accusé l’Algérie d’être un «champion de la promotion du terrorisme et un exportateur du terrorisme». Il a également tourné en dérision la diplomatie algérienne, qui ne fait que marquer des points négatifs contre son pays plutôt que de le servir.