La France a bien mené des essais nucléaires en Algérie — dont bon nombre après l’indépendance de 1962 dans le cadre des accords d’Évian— et exploité un site d’expérimentation chimique, Houari Boumediene lui-même ayant accepté de prolonger jusqu’en 1978 des clauses secrètes conclues avec Paris. Mais, un autre pan de l’histoire demeure largement occulté: dans ses mémoires, le général algérien Rachid Benyelles révèle que les activités du site chimique B2-Namous ont repris après le départ des Français sous la houlette de l’État algérien, jouant à l’apprenti sorcier, jusqu’en 1986 sous Chadli Bendjedid.