Au-delà de la passion, le football fait office de «soupape». Il appartient à cette catégorie de régulateurs sociaux — au même titre que la religion, l’économie informelle ou l’obsession du visa — qui permettent de canaliser, ou du moins d’évacuer, un mal-être profond. En se réfugiant dans le stade, chacun tente d’échapper à une réalité atone. Ce rôle de «défouloir» politique confère au football algérien une dimension sociologique rare, que l’on peine à retrouver ailleurs avec une telle intensité.