Mustapha Tossa

D'une rive à l'autre

Mustapha Tossa est journaliste politologue franco marocain installé à Paris | Diplômé de l’institut supérieur de journalisme à Rabat et du CFPJ de Paris, il intervient dans de nombreuses télévisions nationales et internationales pour commenter l’actualité.

Alger face à l’impasse: l’heure de l’échec et mat?
Une étrange atmosphère semble planer sur la diplomatie algérienne ces dernières semaines. Celle d’un cygne entonnant son dernier chant, ou d’un coq blessé esquissant une ultime danse. Confronté à ce que beaucoup perçoivent désormais comme un incontestable triomphe marocain dans le dossier du Sahara, Alger paraît ne plus savoir quel cap suivre ni quel paradigme adopter.
«Les Mabouls» de Macron, un message pour Alger?
Entre thérapie douce et rapport de force, la sortie d’Emmanuel Macron sur les «mabouls» a relancé la machine à polémique avec Alger.
Et si la guerre contre l’Iran s’arrêtait là?
Après le refus de la délégation iranienne de se rendre à Islamabad pour entamer un deuxième round de négociations avec les Américains, Donald Trump a choisi de prolonger unilatéralement le cessez-le-feu, plutôt que de lancer une vague de bombardements comme il en avait vivement menacé. Aujourd’hui, un troisième round de négociations s’ouvre à Islamabad, en présence du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, ainsi que du duo de négociateurs américains composé de Steve Witkoff et Jared Kushner.
Trump entre guerre et paix au Moyen-Orient
À lire, au quotidien, les publications matinales de Donald Trump sur son réseau «Truth Social», l’impression s’impose que les États-Unis s’orientent davantage vers un accord avec l’Iran que vers une reprise de l’escalade militaire. Le principe d’un cessez-le-feu temporaire — appelé, de facto, à s’inscrire dans la durée — semble ainsi primer sur l’hypothèse d’un retour aux bombardements et aux destructions tous azimuts. Sans doute par contrainte politique, mais aussi, peut-être, par manque de munitions.
Entre les perdants et les victorieux
Un immense soupir de soulagement avait traversé le monde lorsque le président Donald Trump avait renoncé à l’idée d’une escalade militaire susceptible de frapper durement l’Iran. Les pays attachés à la paix et à la stabilité internationales, dont le Maroc, se sont empressés de saluer cette orientation et d’apporter leur soutien à une solution diplomatique. Un cessez-le-feu, l’ouverture de négociations et la recherche d’un compromis apparaissent, en effet, largement préférables à une guerre destructrice aux conséquences incalculables, d’abord pour la région du Golfe, puis pour l’ensemble du monde.
Quel cessez-le-feu pour quelles recompositions?
La cessation des hostilités entre Américains, Israéliens et Iraniens n’est pas pour demain, tant les divergences d’approche entre les protagonistes s’avèrent profondes et presque irréconciliables. Les premiers exigent une capitulation sans condition du régime iranien sur au moins trois objectifs de guerre: le nucléaire, le balistique et les proxys régionaux. Les seconds réclament, en contrepartie, le démantèlement des bases américaines, l’instauration d’un péage permanent et évolutif au niveau du détroit d’Ormuz, ainsi que des sommes colossales en réparation des destructions de guerre.
Poker menteur contre joueurs d’échecs
Entre un joueur de poker et un joueur d’échecs, les techniques, les stratégies et les postures diffèrent, mais l’objectif demeure le même: déstabiliser l’adversaire, le pousser à concéder et à reconnaître une situation d’échec.
Scénarios de guerre et de paix dans le Golfe
La première phase de la décapitation du régime a été couronnée de succès mais la seconde étape consistant à changer la direction ou le régime lui-même tarde à se concrétiser.
Des troupes au sol en Iran?
C’est le scénario du pire, une hypothèse jugée improbable qui hante pourtant tous les esprits: l’obligation pour Washington de déployer des troupes au sol pour démanteler le régime iranien. Les experts sont unanimes. Des frappes aériennes, aussi massives et dévastatrices soient-elles, ne suffiront jamais à éradiquer le pouvoir en place. Si elles peuvent l’affaiblir, le paralyser ou neutraliser temporairement sa capacité de nuisance, elles ne parviendront jamais à le rayer de la carte.
Tebboune, Saïed… les orphelins du guide suprême!
Après le séisme politique provoqué par la brutale décapitation du régime iranien par les États-Unis et Israël, plusieurs pays du Maghreb, notamment l’Algérie et la Tunisie, se livrent à de délicates contorsions diplomatiques pour redéfinir leur position à l’égard de Téhéran. L’objectif semble clair: minimiser, sinon effacer, la proximité politique que ces deux capitales entretenaient, ouvertement ou plus discrètement, avec le régime iranien.