Mustapha Tossa

D'une rive à l'autre

Mustapha Tossa est journaliste politologue franco marocain installé à Paris | Diplômé de l’institut supérieur de journalisme à Rabat et du CFPJ de Paris, il intervient dans de nombreuses télévisions nationales et internationales pour commenter l’actualité.

Des troupes au sol en Iran?
C’est le scénario du pire, une hypothèse jugée improbable qui hante pourtant tous les esprits: l’obligation pour Washington de déployer des troupes au sol pour démanteler le régime iranien. Les experts sont unanimes. Des frappes aériennes, aussi massives et dévastatrices soient-elles, ne suffiront jamais à éradiquer le pouvoir en place. Si elles peuvent l’affaiblir, le paralyser ou neutraliser temporairement sa capacité de nuisance, elles ne parviendront jamais à le rayer de la carte.
Tebboune, Saïed… les orphelins du guide suprême!
Après le séisme politique provoqué par la brutale décapitation du régime iranien par les États-Unis et Israël, plusieurs pays du Maghreb, notamment l’Algérie et la Tunisie, se livrent à de délicates contorsions diplomatiques pour redéfinir leur position à l’égard de Téhéran. L’objectif semble clair: minimiser, sinon effacer, la proximité politique que ces deux capitales entretenaient, ouvertement ou plus discrètement, avec le régime iranien.
Que serait le Maghreb sans le Polisario?
Que serait le Maghreb sans le Polisario? Cette interrogation peut aujourd’hui donner l’impression d’une réflexion quelque peu précipitée, fruit d’une effervescence politique du moment. Elle n’en demeure pas moins d’une réelle pertinence. Les récentes accélérations du dossier du Sahara marocain laissent entrevoir une issue et une sortie de crise bien plus rapides que ne le laissait présager la lente dynamique des négociations classiques.
Laurent Nuñez en Algérie: une visite pour rien?
Le dialogue sécuritaire avec Alger a bien été relancé comme en témoignent les multiples et longues rencontres entre les deux hiérarchies sécuritaires galonnées des deux pays, mais les grands abcès qui congestionnent la relation entre Alger et Paris sont toujours vivants.
Le réveil brutal du régime d’Alger
Aujourd’hui, le régime est acculé: il doit non seulement se mettre au diapason de la volonté internationale sous peine d’en subir les foudres, mais il se retrouve surtout sommé de rendre des comptes à son propre peuple. Le voilà contraint à un colossal exercice de justification auprès d’une opinion publique à laquelle il va falloir enfin expliquer le prix de ses errances. Et les interrogations ne manquent pas.
Alger, Washington et la roulette russe
Dans la relation entre Alger et Washington, les rapports sont sur le mode d’une roulette russe. La balle peut partir à n’importe quel moment. Comme le supplice peut s’arrêter, à condition de satisfaire aux conditions américaines clairement formulées.
Le Polisario en déshérence
Dans un contexte où les options se réduisent à la négociation pour une paix durable sous souveraineté marocaine ou à un refus autistique de la légalité internationale, le Polisario et le régime algérien viennent d’essuyer coup sur coup deux claques politiques majeures.
«Tebboune est un voyou», dixit France 2
Ce documentaire, véritable réquisitoire contre le régime algérien, diffuse une conviction aujourd’hui largement popularisée dans l’opinion française: «Tebboune est un voyou».
«Khawa-Khawa»: alors, ça tient toujours?
En Algérie, même les ministres et les responsables politiques les plus en vue adoptent le langage ordurier des «mouches électroniques» à l’égard du Maroc.
France-Algérie: la cassure s’installe
Officiellement, le Sahara n’est jamais cité comme l’obstacle à la normalisation. Officieusement, il contamine tout. La crise des OQTF, le sort de Christophe Gleizes ou de Boualem Sansal, et le délitement de la coopération sécuritaire ne sont que les symptômes d’une rancœur algérienne qui ne dit pas son nom.