Mustapha Tossa

D'une rive à l'autre

Mustapha Tossa est journaliste politologue franco marocain installé à Paris | Diplômé de l’institut supérieur de journalisme à Rabat et du CFPJ de Paris, il intervient dans de nombreuses télévisions nationales et internationales pour commenter l’actualité.

«Tebboune est un voyou», dixit France 2
Ce documentaire, véritable réquisitoire contre le régime algérien, diffuse une conviction aujourd’hui largement popularisée dans l’opinion française: «Tebboune est un voyou».
«Khawa-Khawa»: alors, ça tient toujours?
En Algérie, même les ministres et les responsables politiques les plus en vue adoptent le langage ordurier des «mouches électroniques» à l’égard du Maroc.
France-Algérie: la cassure s’installe
Officiellement, le Sahara n’est jamais cité comme l’obstacle à la normalisation. Officieusement, il contamine tout. La crise des OQTF, le sort de Christophe Gleizes ou de Boualem Sansal, et le délitement de la coopération sécuritaire ne sont que les symptômes d’une rancœur algérienne qui ne dit pas son nom.
Kaïs Saïed cède la Tunisie à Tebboune
Tunis, qui était l’écrin des étincelles démocratiques dans le monde arabe, est devenue une prison à ciel ouvert comme l’est Alger.
Tebboune, champion de la haine!
Il est tout à fait aisé d’imaginer une rencontre dans les allées du pouvoir algérien. Avec cet agenda principal: élaborer des consignes en direction des médias et des influenceurs algériens et tout faire pour salir, polluer et faire avorter la CAN 2025 qui se tient au Maroc. C’est une action de vraie guerre médiatique. Il s’agit de tenter de détruire la symbolique du succès, de tenter d’empêcher que le monde entier puisse en percevoir les ressorts. Les médias et les réseaux sociaux ont été mobilisés comme de véritables machines de guerre.
Le temps des médiations entre Alger et Rabat?
Le Maroc ne redoute pas les médiations: il parie sur la force d’un cadre onusien et sur une solution d’autonomie qu’il présente comme la base la plus réaliste et la plus praticable. En filigrane, une conviction: toute négociation sérieuse finira par ramener le débat à la même table, celle du compromis possible.
Tebboune, l’homme de tous les échecs
Pour le public marocain, et cela n’est ni une exagération de circonstances ni un comportement grossi par la loupe des réseaux sociaux, Tebboune est un vrai comique involontaire capable à chaque sortie médiatique de provoquer une hilarité générale. À tel point que chaque déclaration politique est découpée en tranches pour en faire des sketchs qui deviennent viraux à force de les consommer.
Paris-Alger, une relation congestionnée
Le second niveau de l’amertume et de la déception algériennes — et du manque d’entrain du président Tebboune — est à chercher dans les nombreuses demandes restées lettre morte d’Alger à l’adresse de Paris. Une préoccupation omniprésente au sommet de la hiérarchie algérienne, mais très peu médiatisée, consiste à demander à l’État français de cesser les poursuites judiciaires visant des membres de son personnel diplomatique, impliqués dans des tentatives d’enlèvement et d’assassinat d’opposants algériens en France, et d’obtenir la libération de ceux qui sont déjà arrêtés dans le cadre de cette procédure.
Le dernier chant de cygne d’Alger
Ce refus d’admettre la réalité peut fonctionner comme opération de communication passagère; il ne peut ni la changer ni la transformer. D’où cette impression, dans les réactions algériennes, d’un chant du cygne: un ultime souffle, un dernier râle avant de rendre l’âme. Car, au bout du compte, tôt ou tard, Alger devra s’adapter à la nouvelle réalité internationale et accepter d’endosser son rôle de partie prenante dans ce conflit.
Les futurs combats de Boualem Sansal
Il reste tout de même des inconnues dans la future et inévitable communication de Boualem Sansal. La raison pour laquelle il a été arrêté touchait à ses déclarations selon lesquelles une grande partie de l’ouest algérien appartenait au Maroc avant que les ciseaux de la France coloniale n’en décident autrement. Sansal va-t-il continuer à défendre cette vérité historique dans les médias français?