Banques marocaines en Europe: les transferts de la discorde

Le drapeau de l'Union européenne.

Le drapeau de l'Union européenne. . DR

Revue de presseL’Union européenne profite du Brexit pour mettre un terme au rapatriement de produit net bancaire et de liquidités des banques étrangères implantées en Europe vers leur pays d’origine, sans création de valeur sur le territoire européen. Cet article est une revue de presse tirée de Finances News Hebdo.

Le 04/11/2024 à 20h05

Les banques marocaines sont présentes dans le continent et possèdent des filiales et succursales dans 7 pays européens, en plus d’une cinquantaine de bureaux de représentation à travers différentes régions du globe.

Cette présence permet de tirer parti d’une importante manne financière en provenance des transferts des MRE. Environ 10 milliards de dollars viennent chaque année soutenir l’économie. Mais, selon le magazine Finances News Hebdo, cette situation se heurte à un agenda politique hostile en Europe, avec la volonté de l’Union européenne de profiter du Brexit pour mettre un terme à une certaine pratique: le rapatriement de produit net bancaire et de liquidités des banques étrangères implantées dans l’UE vers leurs pays d’origine, sans création de valeur sur le territoire européen.

«Plusieurs autorités bancaires de pays de l’Union ont décidé de suspendre l’activité d’intermédiation opérée par les filiales bancaires situées en Europe pour la diaspora et au bénéfice de leur maison mère marocaine. Les conditions de prestation de cette activité vont se durcir davantage si le projet de directive européenne concernant les succursales de pays tiers est voté en l’état», lit-on.

Ce projet prévoit d’interdire aux banques étrangères non établies dans l’UE d’offrir des services bancaires, directement depuis leur pays d’origine, à leurs clients résidant dans un pays de l’Union. Principalement soumises à la législation nationale, à l’exception de certaines obligations d’information, ces entités, qui ont considérablement accru leur activité dans l’UE au cours des dernières années, sont jugées porteuses de risques par l’Union Européenne.

Le texte harmonise les règles européennes dans ce domaine, afin que les autorités de surveillance soient en mesure de mieux gérer les risques liés à ces entités qui peuvent détenir des montants d’actifs très importants, tout en restant hors du champ de surveillance de l’UE et sans être soumises aux exigences prudentielles prévues par la réglementation européenne.

«Il est ainsi prévu que toute prestation de services bancaires par des entreprises de pays tiers soit désormais conditionnée par l’établissement préalable d’une succursale (SPT), voire d’une filiale sur le territoire de l’Union, agréée à cet effet. Ce qui pourrait devenir coûteux pour nos établissements marocains», lit-on également.

À ces contraintes, s’ajoute la convention de l’OCDE sur l’échange d’informations fiscales, dont l’entrée en vigueur prochaine suscite une grande inquiétude parmi les Marocains du monde. En attendant, ce sont les établissements de paiement spécialisés dans les transferts de fonds qui risquent d’être les grands gagnants de cette situation. Le transfert de cash est au cœur de leur activité, et ils ne sont pas concernés par cette directive européenne.

Par Lamia Elouali
Le 04/11/2024 à 20h05

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bon il y belle lurette déjà les banques centrales cherchaient chacun dans son pays d entraver les décisions d accès aux autorisations d exercer pour les banques marocaines mais elles étaient confrontés aux lois et aux accords couvrant l activité. Maintenant c est devenu une finalité européenne avec la pression de l extrême droite qui commence à contrôler les postes de décisions stratégiques en europe.

Le Maroc doit protéger ses compatriotes , car sans les MRE le pays risquent d'être en grande difficulté! D'autre part , les MRE risquent d'être dans une situation intenable et risquent d'abandonner leur propre pays !

Les banques Marocaines ont déjà des succursales en Europe , Attijariwafa bank, BMCE Bank, Chaabi bank, ce qu'il faut c'est que les autorités marocaines ne divulgation pas aux administrations fiscales européennes si tel ou tel MRE détient des biens au Maroc, notamment immobilier car les conséquences seraient dramatiques pour tous les MRE en terme d'amendes et de suspension de prestations, pour lesquelles nous cotisons !!! Il faut que le Maroc négocie avec l'union européenne une clause qui permet aux MRE d'avoir des biens immobiliers au Maroc et des comptes bancaires dans le cadre du partenariat stratégique UE Maroc. D'ailleurs l'UE ferme les yeux sur citoyens français, belges, néerlandais,espagnols qui ont des résidences secondaires au Maroc mais les MRE eux ils sont fliqués !

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