Barrages: un niveau de remplissage préoccupant

Cette année est marquée par un recul de 60% des ressources hydriques, avec un taux de remplissage des barrages qui tourne autour du tiers de leur capacité.

Cette année est marquée par un recul de 60% des ressources hydriques, avec un taux de remplissage des barrages qui tourne autour du tiers de leur capacité. . DR

Revue de presseKiosque360. Au 14 juin 2022, le taux de remplissage des barrages au Maroc est de 31,8% alors qu’il s’élevait à 48,9% à la même période l’an passé. Cet article est une revue de presse du quotidien Aujourd’hui le Maroc.

Le 14/06/2022 à 20h47

D’après les indicateurs de la Direction générale de l’hydraulique relevant du ministère de l’Equipement et de l’Eau, le taux de remplissage des barrages au niveau national s’élève à 31,8% à la date du 14 juin 2022 en raison du déficit pluviométrique. Il était de 48,9% au même moment un an auparavant, comme le rapporte Aujourd’hui le Maroc dans son édition de ce 15 juin, précisant que les réserves se situent à 5,13 milliards de mètres cubes pour une capacité globale de 16,12 milliards de mètres cubes.

Tous les barrages n’enregistrent pas le même taux de remplissage. Certains sont quasiment vides comme le barrage Abdelmoumen, l’un des plus importants de la région Souss-Massa avec un taux de remplissage de 2,5%. D’autres affichent un taux de remplissage inférieur à 10% tel le barrage Al Massira, deuxième plus grand barrage du pays, avec un taux de remplissage d’à peine 6,3%.

A l’inverse, d’autres barrages connaissent un taux de remplissage très satisfaisants à l’instar du barrage de Tanger-Méditerranée (98,1%), le barrage Nakhla (93,7%), Smir (97,6%), Bou- houda (98,8%), Chefchaouen (96%), Acharif Al Idrissi (91,6%), Sidi Driss (80,8%), Allal El Fassi (87,8%), comme l’énumère le journal, indiquant que le barrage de Bin El Ouidane, troisième plus grand barrage du territoire a un taux de remplissage de près de 13,2%.

Pour faire face au stress hydrique, le gouvernement a adopté une politique de dessalement de l’eau de mer, une ressource alternative pour répondre aux besoins en eau à court et à long termes. Néanmoins, le journal explique que ce procédé présente plusieurs inconvénients comme des besoins énergétiques importants et l’emploi de produits chimiques pour nettoyer les membranes.

Par Fayza Senhaji
Le 14/06/2022 à 20h47

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Le problème c'est pas la pluie, on sait que l'on est un pays à risque, c'est le gaspillage. Plus on stocke d'eau plus on se sent obligé de la gaspiller. On crée des plantations qui consomment anormalement de l'eau, on ne traite pas les eaux usées, on gaspillé dans les carwash, les jardins publiques et des espaces verts inutiles avec des moyens ridicules. On arrosé en pleine journée et en pleine chaleur.. il faut de la modération et nos politiques ne veulent que gagner plus. On droit dans le mur. Si on dessale l'eau on augmentera notre consommation et donc on a rien gagné. Il faut être plus attentif à la consommation, aux fuites etc..

En Mars ,les oueds de la région étaient tous en crues, des quantités astronomique se sont jetés dans l'Atlantique alors qu'il aurait fallu contenir toute cette eau grâce à la multitude de barrages que compte la région. Oued Souss notamment était en furie, et débordait presque de son lit, le débit était très puissant, et malgré ça rien n'a été fait pour stocker cette eau précieuse. Et maintenant c'est la panique, on nous parle de barrages vides,de rationnement.... Et c'est chaque hiver et printemps pareil, des milliards m3 d'eau sont jetés ,allez voir au Loukkos, c'est impressionnant et écœurant la quantité perdue, Oum rabi3, le Bouregreg, le Draa....

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