La méforme des crédits bancaires à la consommation s’accentue. Après un cycle de ralentissement, ils basculent dans le rouge, affichant une baisse certes légère (-0,1%) à fin avril dernier, mais renseignant sur une atonie qui s’est installée dans le financement de la consommation.
Cette baisse, relevée par les derniers chiffres publiés par Bank Al-Maghrib (BAM), vient après une hausse de 0,3% au premier trimestre de cette année et 0,4% à fin 2023, contre une hausse 3,9% un an plus tôt.
Il ressort également des dernières statistiques de la Banque centrale que les crédits aux ménages ont ralenti davantage, affichant une hausse de 0,5% à fin avril 2024, contre 1% à fin mars dernier.
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À rappeler que, selon les prévisions du Haut-Commissariat au plan (HCP), la consommation des ménages ne devrait progresser que légèrement (1,1%) cette année «sur fond d’amélioration des revenus perçus et d’une inflation encore rigide à la baisse».
Les statistiques de BAM montrent également une légère hausse (1,1%) aussi bien des prêts à l’immobilier que des comptes débiteurs et crédits de trésorerie et une poursuite de la bonne dynamique des crédits à l’équipement (10,3%). Elles font aussi ressortir une progression de 2,7% pour les crédits au secteur non financier et un ralentissement (1,1%) des prêts au secteur privé.
S’agissant des créances en souffrance, elles se sont accrues de 5,1% à fin avril dernier, s’élevant à 96,67 milliards de dirhams.
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