Marchés financiers: l’habilitation professionnelle ne fait pas l’unanimité

La façade de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

La façade de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). . DR

Revue de presseKiosque360. Plusieurs métiers des marchés financiers seront désormais soumis à l’accréditation de l’AMMC. Sauf que les professionnels contestent le principe trop contraignant de ces habilitations. Une réunion est prévue de jeudi avec les opérateurs pour mettre les choses à plat.

Le 18/03/2019 à 22h41

Si la mise en place de l’habilitation aux professionnels exerçant une fonction au sein des structures soumises au contrôle à l’AMMC a été bien acceptée en théorie, la procédure passe mal en pratique. Selon L’Economiste, les professionnels ne semblent pas très enthousiastes à l’idée de passer l’examen d’habilitation professionnelle aux métiers liés aux marchés de capitaux. Le journal relève, dans son édition du jour, que nombre de professionnels s’estiment suffisamment expérimentés pour en être dispensés. «D’autres encore craignent l’impact sur une activité naissante».

Plus globalement, les professionnels estiment ne pas avoir été consultés. Ils s’interrogent sur le modèle qui a servi de base pour l’habilitation et redoutent le pouvoir discrétionnaire du gendarme des marchés financiers en matière de retrait de l’accréditation, comme le rapporte le journal. Autant d’éléments qui seront abordés lors de la réunion qui rassemblera, jeudi 21 mars, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC) et les sociétés gestionnaires d’OPCC (Organismes de placement collectif en capital).

En attendant, le quotidien rappelle que l’examen d’habilitation professionnelle, qui se tient sur deux sessions par an, concerne toutes les personnes occupant certaines fonctions (analyste financier, contrôleur interne...) depuis moins de dix ans. «A l’issue de l’examen, le régulateur délivre une carte d’habilitation valable trois ans, renouvelable une deuxième fois moyennant un examen», écrit le journal. Pour passer l’examen, il faut être diplômé de l’enseignement supérieur et justifier d’au moins deux ans d’expérience en rapport avec le poste occupé. Les candidats disposeront d’un délai de trois mois pour se préparer après la publication de la date officielle de l’examen. Outre l’épreuve écrite, les contrôleurs internes devront également passer une épreuve orale devant un jury composé des membres de l’AMMC.

L’Economiste précise que l’habilitation professionnelle répond à deux objectifs: «contribuer à un renforcement des capacités des intervenants et éviter de faire porter le chapeau à la société en cas de manquement». La faute éventuelle incombera désormais au professionnel habilité. «Les sanctions peuvent être le retrait temporaire ou définitif, selon la gravité du manquement, et la personne concernée ne pourra plus exercer nulle part ailleurs la fonction pour laquelle elle a été sanctionnée. Toutefois, elle pourra toujours être redéployée pour occuper un autre poste ne nécessitant pas de visa de l’AMMC».

Si le professionnel change d’employeur, il continuera d’exercer avec la même carte jusqu’à son expiration. Mais, à l’échéance, il devra demander son renouvellement. S’il échoue, il sera déclaré inapte à exercer. Ce point sera également l'un des éléments charnière de la réunion de jeudi.

Par Rachid Al Arbi
Le 18/03/2019 à 22h41

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je ne comprends pas cet acharnement contre les personnes qui exercent dans les marchés financiers. ce qui oublient certains incultes c'est que 99% de ces gens sont des salariésdu secteur privé. ils répondent à une loi du marché. personne ne peut accepter quelqu'un qui est incompétent dans sa boîte. c'est des gens qui ont 10, 15 et 20 ans d'expérience, ils ont excellés dans ces métiers. on va pas venir aujourd'hui pour contester leurs competence . si on généralise ce principe 99% des marocains vont perdre leurs job

Si le Maroc veut etre credible dans ses marchés financiers il faut avoir des regles stricts. L’expérience ne suffit pas dans ce domaine, il faut être capable sans cesse de ce renouveler et se former. Donc oui plus que jamais, ces licences doivent être mis en place le plus rapidement possible. Ceux qui sont contre sont souvent ceux qui ont peur pour leurs place car ce sont des imposteurs dans leur job. Le Trading et le marché des capitaux c'est sérieux, ont parle de la vie des entreprises et des emplois qui y sont attachés. Donc laisser des vulgaires pantins incompétent c'est suicidaire.

C’est normal.... bcp de crooks dans le secteur....même avec plus 10 ans d’experience....

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