Guerre en Ukraine: la Slovaquie se dit prête à accueillir des pourparlers

Le Premier ministre slovaque Robert Fico et le président russe Vladimir Poutine, lors de leur rencontre à Moscou, le 22 décembre 2024.

La Slovaquie a confirmé, par la voix de son Premier ministre Robert Fico, être d’accord pour accueillir des discussions de paix sur l’Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine ayant auparavant jugé «acceptable» qu’elle devienne une «plateforme» de dialogue.

Le 28/12/2024 à 07h29

La Slovaquie a confirmé le vendredi 27 décembre être prête à accueillir des discussions de paix sur l’Ukraine. «Si quelqu’un veut organiser des pourparlers de paix en Slovaquie, nous serons prêts et nous montrerons accueillants», a déclaré sur Facebook le Premier ministre Robert Fico. De son côté, le ministère slovaque des Affaires étrangères a indiqué que ce dialogue devraient avoir lieu «avec la participation de la Russie», contrairement au sommet en juin en Suisse.

Jeudi, le président russe avait affirmé que la Slovaquie, dont il a loué la «position neutre», s’était proposée comme une sorte de «plateforme» pour d’éventuelles négociations.

«Nous considérons la déclaration du président russe comme un signal positif pour mettre fin à cette guerre, à cette effusion de sang et à cette destruction le plus rapidement possible», a écrit sur Facebook le ministre des Affaires étrangères Juraj Blanar.

Le Premier ministre nationaliste Robert Fico, l’un des très rares dirigeants européens restés proches du Kremlin, avait rencontré Vladimir Poutine à Moscou le 22 décembre, provoquant la colère de Kiev. Selon Juraj Blanar, Bratislava a informé en octobre ses «partenaires ukrainiens» de sa disponibilité pour des négociations de paix.

«Représailles contre l’Ukraine»

Bien que la Slovaquie soit membre de l’Union européenne et de l’Otan, elle s’est rapprochée de la Russie, épousant la position hongroise, depuis le retour au pouvoir de Robert Fico à l’automne 2023. Ce dernier a stoppé toute aide militaire à l’Ukraine et reproche à Kiev de mettre en péril l’approvisionnement de son pays en gaz russe, qu’il souhaite continuer d’acheter et de voir transiter par son territoire.

L’Ukraine a fait savoir l’été dernier qu’elle ne renouvellerait pas le contrat la liant jusqu’à la fin de l’année à la Russie pour acheminer le gaz russe vers l’Europe. Aucune solution n’a pour l’heure été trouvée. «Au 1er janvier, nous évaluerons les possibilités de mesures de représailles contre l’Ukraine», a affirmé le Premier ministre slovaque.

«Si nécessaire, nous interromprons l’approvisionnement en électricité dont elle a besoin quand elle a des pannes sur son réseau électrique», a-t-il ajouté, refusant d’être un «subalterne» du président ukrainien Volodymyr Zelensky, avec lequel ses relations sont tendues. Bratislava affirme avoir sécurisé son approvisionnement en gaz pour 2025 quoi qu’il arrive.

Par Le360 (avec AFP)
Le 28/12/2024 à 07h29

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