La dernière session du Conseil communal de Berrechid a été marquée par des échanges particulièrement animés, autour d’un problème qui suscite de vives tensions: la prolifération des vendeurs ambulants.
Ce phénomène, qui perturbe le quotidien des habitants, a poussé les élus à placer ce sujet au centre des débats, lors de la session tenue le jeudi 13 février dernier.
Dans son édition de ce lundi 17 février, Al Akhbar revient sur ces discussions houleuses, révélant des divergences profondes au sein du Conseil communal.
L’une des propositions avancées pour endiguer le phénomène consisterait à transformer certains espaces verts de la ville en marchés de proximité où pourraient s’installer les vendeurs ambulants.
Si cette idée a été perçue par certains comme une solution concrète à ce problème, elle a suscité une forte opposition de la part d’autres élus.
Ces derniers dénoncent une proposition «illogique» et même «scandaleuse», y voyant une atteinte grave à l’environnement et à l’identité de la ville.
Les espaces verts concernés, dont deux places emblématiques de Berrechid, sont des lieux très prisés par les habitants, pour leurs moments de détente en famille.
Par ailleurs, le quotidien fait état de soupçons de manipulation politique.
En effet, certains élus accusent leurs homologues d’avoir informé à l’avance un grand nombre de vendeurs ambulants à propos de discussions sur ce sujet, afin qu’ils viennent exercer une pression sur les membres du Conseil au cours de cette session.
Ce climat, tendu, reflète les difficultés rencontrées par la ville pour mettre en œuvre des solutions pérennes au problème.
Le programme des «Souks Namoudaji» («Marchés type»), initié pour organiser et encadrer l’activité des vendeurs ambulants, s’est soldé par une série d’échecs.
Al Akhbar rappelle que les différents conseils communaux qui se sont succédé dans la ville de Berrechid n’ont pas réussi à convaincre les vendeurs de s’installer dans ces structures, malgré les infrastructures qui y avaient été mises à leur disposition.
Un exemple frappant de cet échec est le marché de proximité du quartier Idriss Al-Draizi.
Bien que construit pour accueillir les commerçants ambulants, ce marché reste sous-utilisé.
De nombreux vendeurs, qui continuent d’occuper la voie publique, ont abandonné les stands prévus à cet effet.
En mai dernier, les autorités locales avaient donné un ultimatum de 15 jours aux bénéficiaires pour occuper ces espaces, sous peine de mesures légales.
Cependant, malgré des délais prolongés à plusieurs reprises, aucune action concrète n’a été entreprise pour appliquer cette décision.
Aujourd’hui, ce marché est en état d’abandon, certains vendeurs étant allés jusqu’à utiliser les stands qui leur avaient été dévolus comme entrepôts pour leurs marchandises.
Cette situation à Berrechid révèle les problématiques préoccupantes auxquelles sont confrontés les autorités locales dans la gestion qui leur échoit des espaces publics, de même que des activités commerciales informelles.
Alors que le désordre s’étend, les habitants en appellent à des solutions durables et équilibrées, à même de préserver l’environnement et les droits des commerçants. Question brûlante: les membres du Conseil communal parviendront-ils à trouver un consensus, afin de transformer ces discussions en actions concrètes?
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