Commune urbaine de Laâyoune: Hamdi Ould Rachid traîne en justice le chef de l’opposition

Hamdi Ould Errachid, président du Conseil de la ville de Laâyoune.

Hamdi Ould Errachid, président du Conseil de la ville de Laâyoune. . DR

Revue de presseLe président et le secrétaire du Conseil communal de Laâyoune, respectivement élus du Parti de l’Istiqlal (PI) et du Parti Authenticité et Modernité (PAM), ont décidé de traîner en justice le chef de l’opposition de cette instance, qu’ils ont accusé d’insultes et de diffamations. Une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 16/03/2025 à 19h08

Hamdi Ould Rachid, président de la commune de Laâyoune, et Moulay Lembarki, secrétaire du Conseil communal, ont intenté une action en justice contre Mohamed Salem Baddad, chef des partis formant l’opposition au sein de ce même Conseil. Ils l’accusent de «diffamation» et d’«insultes».

Selon Al Akhbar de ce lundi 17 mars, la première audience de ce procès a été fixée par le tribunal de première instance de Laâyoune pour ce jour-là.

Le quotidien révèle que dans la plainte déposée contre le chef de l’opposition au Conseil communal, Hamdi Ould Rachid et Moulay Lembarki demandent que, «dans le cadre de l’action publique, le mis en cause soit poursuivi sur la base des articles 442, 443 et 414 du Code pénal».

Dans leur plainte, les deux élus du PI demandent une réparation «des préjudices subis, en raison des actes commis par le mis en cause», et veulent «une indemnisation de 500.000 dirhams», signale Al Akhbar.

Ils plaident aussi pour «l’urgence de l’affaire», ainsi que «la nécessité d’appliquer rapidement le jugement qui sera prononcé».

Al Akhbar révèle aussi le fait que les plaignants, par l’intermédiaire de leur avocat, «ont présenté des procès-verbaux tirés du compte du mis en cause sur les réseaux sociaux, un CD contenant des enregistrements des sessions du Conseil communal, au cours desquelles les faits ont été formulés», ainsi que des «procès-verbaux de constatation de certaines déclarations du mis en cause».

Tout cela est censé «prouver les insultes et les diffamations qu’aurait proférées le chef de l’opposition contre le président de la commune de Laâyoune et le secrétaire du Conseil communal».

Al Akhbar explique aussi que Moulay Lembarki, affilié au PAM, publie «régulièrement des posts sur les réseaux sociaux traitant d’affaires et de décisions prises par la commune».

Il partage également «des analyses critiques sur les décisions adoptées par le Conseil communal».

Lors de la dernière session du Conseil, en février dernier, «il s’est également violemment opposé au président du Conseil, ce qui a conduit l’opposition à se retirer collectivement des travaux de la session, après que les débats entre le chef de l’opposition et le président de la commune ont provoqué d’importantes tensions entre les élus», indique le quotidien.

Après ce retrait, le chef de l’opposition a expliqué, dans une série de vidéos publiées sur son compte Facebook, les raisons de cette décision et a affirmé que le départ des élus de l’opposition des travaux de la session était «motivé par le refus du président du Conseil de répondre aux questions écrites».

Ces questions semblent, selon lui, «avoir dérangé certains responsables du Conseil, notamment celles portant sur la situation d’un immeuble situé sur la place Dcheira, appartenant à une personnalité influente de Laâyoune, et sur sa conformité aux réglementations d’urbanisme».

D’autres questions relatives aux normes de sécurité des stations-service de la cité ont également été citées comme ayant fait l’objet de propos tendus entre les deux parties.

Par Fayza Senhaji
Le 16/03/2025 à 19h08

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