Contre toute tentative d’appropriation: une loi pour préserver le patrimoine marocain

Mehdi Bensaid, ministre de la Culture.

Face aux menaces et aux risques d’appropriation du patrimoine national, notamment de la part du régime militaire algérien, la Chambre des représentants a adopté à l’unanimité, mercredi 5 février, un projet de loi relatif à la protection du patrimoine. Cette information est tirée d’une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 06/02/2025 à 22h22

La Chambre des représentants a adopté mercredi 5 février à l’unanimité le projet de loi n°33.22 relatif à la protection du patrimoine. Le gouvernement et les experts comptent sur cette loi pour consolider et protéger le patrimoine national contre les «tentatives d’appropriation algériennes», notamment sur le volet immatériel. Lors de la présentation du projet, le ministre de la Culture Mohamed Mehdi Bensaid a mis en relief l’importance de ce texte «face aux contraintes, menaces et risques auxquels ce patrimoine est désormais exposé avec des tentatives d’appropriation et de vol récurrentes de la part de certaines parties qu’il n’est pas nécessaire de nommer».

Cette loi vise également, poursuit-il, à réadapter l’arsenal législatif dans le domaine de la protection du patrimoine culturel, naturel et géologique et à combler les lacunes des textes actuels qui datent de 1980, rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du vendredi 7 février. Il faut, en outre, les rendre conformes aux accords et conventions internationales ratifiées par le royaume. Et Bensaid de préciser que «les plus importantes dispositions introduites dans ce projet de loi consistent à intégrer les nouvelles définitions relatives aux différentes catégories du patrimoine culturel, naturel et géologique. Lesquelles dispositions seront adaptées aux nouveaux concepts reconnus à l’échelle internationale et aux nouvelles définitions adoptées par l’UNESCO», relaie Al Ahdath Al Maghribia.

Le ministre a également évoqué la création du concept de «groupes historiques», définis comme des ensembles de biens immobiliers, bâtis ou non bâtis, présentant un intérêt particulier en raison de leur valeur architecturale et de leur importance historique. Ces groupes pourraient inclure des sites tels que les anciennes médinas, les cités disparues, les villages, les ksours et les kasbahs. Il a ajouté que ces vestiges, qu’ils soient culturels, historiques, scientifiques ou artistiques, pourraient également comprendre des éléments submergés partiellement ou totalement depuis au moins 100 ans.

Par Hassan Benadad
Le 06/02/2025 à 22h22

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