Droits de l’Homme en Algérie: le régime militaire terrorise les activistes du Hirak

Un jeune homme, le bras levé, au milieu de la foule, lors d'une manifestation du Hirak algérien dans la capitale Alger.

Un jeune homme, le bras levé, au milieu de la foule, lors d'une manifestation du Hirak algérien dans la capitale Alger. . RYAD KRAMDI / AFP

Revue de presseKiosque360. Le régime militaire algérien a accentué la répression et les restrictions des libertés envers les activistes du hirak et des droits de l’Homme, ainsi qu’à l’encontre des journalistes. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 16/01/2023 à 19h59

Malgré le blocus imposé aux médias et le talonnement de toute initiative syndicale ou concernant les droits de l'Homme, la poigne de fer du régime militaire algérien continue de se resserrer cruellement sur les citoyens. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du mardi 17 janvier, que cette répression vise particulièrement ceux qui ont participé au Hirak. Lequel hirak est devenu une obsession chronique pour les généraux algériens. La phobie de ce grand mouvement contestataire a poussé les services de sécurité de la wilaya de Bejaia à retirer les passeports de nombreux activistes et défenseurs des droits de l’Homme. Cette campagne d’intimidation, accompagnée d'arrestations, a provoqué une vague de mécontentement et d’exaspération parmi les avocats et les activistes, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Algérie. Certains journaux de l’opposition ont relaté les cas de journalistes et activistes du Hirak qui ont été convoqués par les services de la police judiciaire pour leur retirer leur passeport et leur notifier l’interdiction de quitter le territoire national. 

Il s’agit notamment du blogueur Merzouk Touati, membre de la Ligue algérienne de Bejaia, de Houcine Boumajane, de l’universitaire Hakima Sbaihi et des activistes du Hirak Abdeslam Salim, Yazid Mbarki et Nadir Tamine. L’avocat membre du collectif de la défense des détenus du hirak, Taoufiq Belaala, a déclaré au journal d’opposition Algéria Times que «le retrait du passeport relève de la seule prérogative du juge d’instruction et du procureur de la république. Toute mesure de retrait du passeport ou de notification d’interdiction de quitter le territoire national n’émanant pas de ces deux magistrats est considérée comme une mesure arbitraire et constitue une grave atteinte aux libertés, notamment quand les ordres sont donnés par la direction de lutte contre le terrorisme».

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia souligne que la démonstration de force des services de sécurité envers les opposants et les acteurs des droits de l’Homme se déroule sous un blocus médiatique. En effet, le régime militaire a semé la peur au sein des journalistes dont la plupart ont été contraints de se soumettre à la mainmise imposée par les appareils de l’État sur les médias. Le magazine britannique The Economist a consacré plusieurs articles sur les restrictions des libertés en Algérie: «La répression a augmenté, encore une fois. Human Rights Watch a recensé plus de 280 détenus politiques, tandis qu’une association locale estime leur nombre à 320. D’autre part, une grande organisation des droits de l’Homme, connue sous le nom de «Youth action rallye», a été dissoute, tandis que les ONG étrangères demeurent interdites. Sans oublier que les personnalités politiques et les journalistes indépendants sont victimes de harcèlement et d’emprisonnement». 

Ainsi, le magazine britannique dénonce la passivité de la presse algérienne qui «lèche les bottes, de manière pitoyable, du régime militaire». Quant à la presse occidentale, poursuit la même source, «elle est considérée comme hostile, à tel point qu’il n’existe plus de correspondants des grands journaux français. Pire encore, le bureau de l’AFP a été contraint de fermer». Le magazine aborde, par la suite, le complexe du Maroc que l’armée algérienne a inoculé à la presse algérienne en prenant comme exemple les propos d’un professeur d’histoire qui affirme avec certitude que «les médias de l’opposition et le Hirak ont été infiltrés par le Mossad et reçoivent des pots-de-vin du Maroc». Les déclarations officielles penchent pour un discours où s’entremêlent la fanfaronnade et la paranoïa, tandis que la presse officielle affiche une extrême hostilité envers le Maroc voisin, conclut le magazine britannique The Economist

Par Hassan Benadad
Le 16/01/2023 à 19h59

Bienvenue dans l’espace commentaire

Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.

Lire notre charte

VOS RÉACTIONS

Mohamed aider qui svp ? si ce peuple est dans ce cas c'est qu'il a tendu sa tête a la tondeuse depuis 1965, a applaudir les hommes de ce régime qui leur faisaient des discours pour irresponsables, style "lève ta tête mon frère y a pas comme toi dans les alentours, alors gonflés a bloc par des slogans révolutionnaires, ils disaient en 75 au marocain : sois un homme, débarrasses toi de ce Hassan II, si tu as peur nous sommes là, en peu de jours nous renversons ton roi et nous installons chez vous une république démocratique comme nous !" alors cher Mohamed vous n'avez pas a aider

Ce régime ne terrorise rien, lui et sa population sont en symbiose depuis que le Cameroun a soufflé leur équipe qui a défaut d'être qualifiée, a été utilisée contre le Maroc qui a participé et qui a explosé battant de grandes équipes. alors le pouvoir a jeté ce Maroc en pâture a ces déçus de tout et voyez le résultat, style "vous voulez vous défoncer, prenez ces marocains qui ont eu ce que vous, vous méritez en sport !!" c'est presque réussi mais après la Chan, c'est quoi pour occuper ce dingos ? le régime fait la course contre la montre, c'est au Marocains de laisser beugler et regarder

In Allah mara sabirine

Et ou sont ces soit disant associations des droits de l'Homme, qui ne perdent aucune occasion pour taper sur le Maroc? Là, i y a de la matière, allez déployez vous, vous aurez des os à sucer

Le pire est que le jeune prisident Macron ose inviter un dictateur sanguinaire sur le Sol français au mois de Mai prochain, la France qui pretend être le défenseur des droits de l'homme, de liberté, égalité et fraternité, par ces sempiternels gestes maladroits de Maroc et le consentement de la France, la junte belliqueuse militaire sanguinaire Ânegerienne pousse les ailles et se sent protégée par son créateur, elle se croit même au dessus des lois internationales

Lire par ce geste maladroit de Macron et non pas du MAROC. Désolé aux lecteurs...

Le régime algérien a versé 2 millions d'euros pour la campagne du président français MACRON...Cette révélation vient du journaliste algérien exilé en France Abdou SEMMAR au cours de son interview à la Chaine """ LE MEDIA "" faite le 13 Janvier 2023..... Cette interview complète se trouve sur la vidéo YouTube intitulée """ PÉTROLE, GAZ, LIBERTÉS : TEBBOUNE TERRORISE L'ALGÉRIE """

Nous allons aider le peuple algérien à se libérer de l'esclavage et la soumission envers une mafia pampers baby dry bouwel

ou on pourrait juste regarder et attendre patiemment que tout ce beau monde se viande la gueule (ils ont un talent dingue pour ça)

0/800