Enseignement primaire: l’aveu d’échec du ministère de l’Éducation nationale

Mohamed Saad Berrada, ministre de l'Education nationale.

Mohamed Saad Berrada, ministre de l'Éducation nationale.

Revue de presseMohamed Saad Berrada, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, a révélé que les stratégies relatives au programme national d’éducation préscolaire n’avaient pas été concrétisées de 1999 à 2018. Pour le ministre, ce programme national d’éducation préscolaire n’a effectivement démarré qu’après la Journée nationale sur l’enseignement préscolaire en juillet 2018, à Skhirat, rapporte le quotidien Al Akhbar, dont est tirée cette revue de presse.

Le 12/02/2025 à 19h06

Le programme national de l’enseignement préscolaire n’aurait été mis effectivement au point qu’à partir de juillet 2018, à l’occasion de la Journée nationale sur l’enseignement préscolaire, à Skhirat, a révélé le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, lors des débats autour du rapport de la Cour des comptes.

Selon le ministre, «c’est à partir de cette date qu’une nouvelle approche relative à l’enseignement préscolaire a été adoptée, en se basant sur des conventions avec des associations partenaires et l’Initiative nationale du développement humain (INDH)», indique Al Akhbar de ce jeudi 13 février.

Mohamed Saad Berrada a précisé que «ces initiatives avaient contribué à la mise en place de nouvelles bases pour ce projet prometteur, surtout dans les zones rurales où il y a un déficit de structures d’enseignement».

D’après les statistiques du ministère de tutelle, ajoute Al Akhbar, «le taux de préscolarisation a réalisé des grands progrès, avec 79% des enfants âgés de quatre et cinq ans».

Convaincu de l’importance de l’enseignement préscolaire, «le gouvernement a revu à la hausse le budget consacré à ce segment de l’enseignement, en passant de 1.36 milliard de dirhams en 2019 à 3 milliards de dirhams dans la loi de finances de l’année 2025», a rappelé le ministre, remarquant qu’«en dépit de cet effort financier, la question d’équilibre entre l’offre publique et la demande demeure posée, surtout avec la nécessité d’améliorer la qualité de l’enseignement préscolaire et d’assurer la gratuité d’accès à ce circuit, en vertu de la feuille de route 2022-2026».

Dans ce cadre, le ministre a également rappelé que son Département optait pour une nouvelle approche basée sur la gestion déléguée de l’enseignement préscolaire, confiée à des associations nationales partenaires, suivant les Hautes Orientations Royales, adressées aux participants lors de la Journée nationale sur l’enseignement préscolaire, en juillet 2018, à Skhirat.

Par Mohamed Younsi
Le 12/02/2025 à 19h06

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