Entretien. Amina Bouayach: «La prochaine réunion de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme se tiendra au Maroc»

Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), et désormais également présidente de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI). (Y.Mannan/Le360)

Le 22/03/2025 à 18h36

VidéoAmina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), vient d’être élue à la tête de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI), dont le Maroc abritera prochainement une réunion à Rabat.

Fraîchement élue à la tête de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (Global Alliance of National Human Rights Institutions - GANHRI), Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a fait savoir, dans un entretien avec Le360, que le Maroc accueillera la prochaine réunion de cette organisation internationale.

Cette rencontre, qui se tiendra à Rabat, aura pour objet l’adoption du plan d’action annuel de la GANHRI, organisation partenaire des Nations unies, basée à Genève en Suisse et regroupant plus de 110 instances nationales des droits humains.

«Cette rencontre verra la participation de la secrétaire générale de la GANHRI et des membres de son bureau de Genève, ainsi que l’équipe qui travaille avec nous, comme le Conseil national ou encore ma confrère d’Irlande du Nord», a détaillé Amina Bouayach.

Lors de cet entretien, cette dernière est revenue sur son élection à la tête de la GANHRI, le 11 mars au siège genevois de l’ONU, ainsi que sur les préoccupations de cette organisation dans le contexte politique international actuel.

Au sujet de son élection, la présidente du CNDH a indiqué que celle s’est faite dans le cadre d’une candidature «unique, commune à l’Afrique». «Des consultations avec les différentes institutions nationales des droits de l’Homme en Afrique ont eu lieu depuis le mois de janvier», a-t-elle précisé. Après moult tractations, les institutions africaines ont pris la décision collective de proposer la candidature du CNDH à travers sa présidente. «Je tiens à rappeler qu’après dix ans d’une présidence de l’Afrique du Sud, le Maroc redonne au continent une seconde présidence de cette Alliance mondiale», a-t-elle ajouté.

Interrogée sur les priorités de son mandat à la tête de la GANHRI, Amina Bouayach a indiqué que les premiers échanges entre ses membres ont mis en exergue «la crainte de voir les institutions nationales marginalisées dans le système multilatéral, surtout au sein des Nations unies, qu’il s’agisse du statut des droits de l’Homme ou des décisions onusiennes dans la résolution des conflits».

Elle a également cité comme source d’inquiétude «le financement de plusieurs institutions nationales»: «Il faut établir un fort partenariat au sein de l’Alliance pour être réellement la voix des droits de l’Homme que nous défendons», a-t-elle conclu.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 22/03/2025 à 18h36

Bienvenue dans l’espace commentaire

Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.

Lire notre charte

VOS RÉACTIONS

0/800