Organisée par le Secrétariat général du gouvernement (SGG), la conférence s’est tenue au siège du SGG sous le thème «La femme et la haute fonction publique», en présence de plusieurs hauts cadres, dont le secrétaire général de l’Observatoire national du développement humain (ONDH), Noureddine El Azrak, et l’universitaire Rabha Zeidguy, qui a occupé plusieurs postes de responsabilité par le passé. L’événement visait à mettre en avant l’évolution de l’accès des femmes aux postes de responsabilité dans l’administration publique, ainsi que les progrès réalisés en la matière, dans un contexte où le roi Mohammed VI accorde une importance particulière à leur participation à la gestion des affaires publiques et à leur contribution au développement économique, social et environnemental du pays.
Selon Noureddine El Azrak, «les femmes fonctionnaires accèdent à des postes supérieurs». «Et lorsque nous parlons de postes supérieurs, nous parlons de postes de décision et de formulation des politiques publiques», a-t-il précisé. Il a rappelé qu’entre 2014 et 2024, «1.463 postes de haut niveau ont été créés, dont 209 ont été occupés par des femmes, soit 18% pour les inspectrices générales, 15% pour les directrices centrales et 13% pour les secrétaires générales des ministères et secteurs gouvernementaux».
Il a également souligné la présence d’environ «1.428 cheffes de département, 1.080 cheffes de service et 1.800 femmes occupant des fonctions de responsabilité» dans la fonction publique. «Cela représente 30% des postes de responsabilité», a-t-il précisé. Selon le dernier rapport sur les ressources humaines dans la fonction publique, 36% des fonctionnaires sont des femmes.
Néanmoins, El Azrak a affirmé que «beaucoup reste à faire pour atteindre la parité totale, conformément aux exigences de la Constitution marocaine et aux aspirations des hautes autorités du pays». Il a enfin insisté sur «l’engagement et les efforts déployés pour atteindre des progrès concrets et significatifs».
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De son côté, Rabha Zeidguy a encouragé les femmes à dépasser les préjugés et à sortir de leur zone de confort: «Il est faux de croire qu’une femme ne peut pas rivaliser avec un homme lors des concours de recrutement. Ce sont des idées reçues», a-t-elle martelé. Interrogée sur la possibilité d’atteindre la parité dans la fonction publique, elle a reconnu que «la parité n’est pas encore totalement acquise, mais il y a de l’espoir». Elle a conclu en saluant les progrès accomplis. «Nous avons parcouru un long chemin», a-t-elle affirmé.
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