«La situation est très grave, préoccupante et très inquiétante», a déclaré le ministre qui s’exprimait au terme d’une visioconférence africaine qu’il a présidée depuis Rabat sur le rôle de l’Intelligence artificielle comme levier de progrès, de développement et de paix pour l’Afrique. Interrogé sur les derniers développements que connait Gaza, Nasser Bourita a affirmé que «le Maroc condamne clairement, dans les termes les plus forts, les attaques renouvelées contre les civils à Gaza. Nous avons vu le nombre de victimes se chiffrer en centaines de morts ces derniers jours». Et d’ajouter que Maroc considère que ces actions menées par Israël sont inacceptables et condamnables. Elles ne contribuent pas à instaurer la paix dans la région.
Le ministre a en outre rappelé que le roi Mohammed VI, en tant que président du Comité Al-Qods, avait insisté sur le fait que l’accord de cessez-le-feu est un élément essentiel. «Aujourd’hui, c’est l’élément décisif sur lequel nous devons construire les étapes acceptables», a poursuivi le chef de la diplomatie marocaine. Ce dernier a rappelé que le Souverain avait souligné que «l’accord sur le cessez-le-feu ne doit pas être erroné par des calculs étroits.
Il n’y a pas de place pour les surenchères et pour les compromis parce que l’année dernière a laissé un grand nombre de victimes, d’innocents, d’enfants, de femmes, de famine et de maisons détruites». Selon le ministre «aujourd’hui, nous voyons que le gouvernement israélien se rétracte et qu’il enfreint clairement ce cessez-le-feu».
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Nasser Bourita a appelé «toutes les parties à travailler pour consolider le cessez-le-feu (...) Nous devrons avancer dans les autres étapes prévues dans l’accord de cessez-le-feu car il y a une deuxième et une troisième phase». L’autre point relevé par Bourita porte sur «la politique de la faim et l’arrêt de l’aide humanitaire qui créent une tragédie à Gaza qui est inacceptable et qui constitue un grand défi pour les droits humains et le droit international. Et comme le dit toujours Sa Majesté le Roi, l’essentiel aussi est d’ouvrir la voie à la paix, une paix durable dans la région», qui se concrétise, selon lui, par «une solution à deux États et la création d’un État palestinien sur ses frontières de juin 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est.»
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