Hamdi Ould Errachid, le maire de Laâyoune et homme fort du parti de l’Istiqlal, a confirmé que la présidence du prochain gouvernement, ou de celui que l’on appelle communément «le gouvernement du Mondial 2030», sera dirigée par sa formation. Et ce, «compte tenu des fortes chances dont dispose le parti, contrairement à toutes les autres formations politiques», écrit le quotidien Al Akhbar dans sa livraison du lundi 3 février.
Le membre du comité exécutif du parti a révélé, lors des travaux de la session ordinaire d’automne élargie du conseil régional du parti à Laâyoune tenue vendredi dernier, que «la présidence du prochain gouvernement sera pour le Parti de l’Istiqlal, compte tenu de son expérience accumulée, de son travail inlassable, de la communication permanente de ses parlementaires avec les citoyens, ainsi que du travail continu de ses ministres qui s’activent sur tous les fronts», rapporte le quotidien.
Cependant, tient à souligner Hamdi Ould Errachid, «la course dans laquelle se sont lancés les différents partis politiques, principalement ceux de la majorité, à la présidence du prochain gouvernement, n’affectera en rien la cohésion de la coalition gouvernementale. Elle ne devrait pas non plus fâcher les partis de la majorité les uns contre les autres». Et d’ajouter: «Tous ces partis aspirent à la présidence du gouvernement pour mettre en œuvre leurs programmes électoraux».
Dans son allocution d’ouverture du Conseil régional du parti, poursuit le quotidien, Hamdi Ould Errachid est revenu sur l’ambiance du dernier congrès général national du parti de l’Istiqlal, afin de lever le voile sur de nombreuses questions encore ambiguës dans le processus d’élection de Nizar Baraka au poste de secrétaire général, mais aussi lors de la formation du comité exécutif du parti, dont la constitution a pris beaucoup de temps. Ce qui a ouvert la voie à de nombreuses rumeurs et interprétations.
Ould Errachid a déclaré, en ce sens, que «depuis les premiers moments des préparatifs du dix-huitième congrès du parti, il a exprimé son soutien à la proposition de mandater le secrétaire général pour former une liste des membres du futur comité exécutif qui devait être proposée au vote devant le Conseil national». Il a également rappelé avoir approuvé la proposition autorisant le secrétaire général à coopter quatre membres du comité, «à condition, bien sûr, de respecter les règlements du parti, dont notamment la nécessité d’avoir accompli deux mandats consécutifs au sein du Conseil national».
Hamdi Ould Errachid a évoqué également ses rapports tendus avec El Khattat Yenja, le président du Conseil régional de Dakhla-Oued Eddahab, qui aspirait à accéder au Comité exécutif, mais Ould Errachid s’est interposé entre lui et cette ambition. Et ce, «après avoir senti qu’El Khattat Yenja échappait à son emprise et s’était rebellé contre lui». Nizar Baraka avait d’ailleurs, rappelle le quotidien, tenté de modifier les statuts du parti pour permettre à El Khattat Yenja d’accéder à l’organe exécutif du parti.
Bref, conclut le quotidien, lors de cette rencontre, Ould Errachid a tenu à faire passer un message important: son influence au sein du parti est toujours la même, intacte. Pour preuve, il affirme disposer de cinq sièges au comité exécutif précédent, et c’est le même nombre qu’il y détient actuellement.
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