Le bilan de la dernière session parlementaire, clôturée il y a une dizaine de jours, est médiocre, principalement en termes de production législative. Dans un dossier consacré au bilan de l’action parlementaire, le quotidien Assabah, estime, dans son édition du lundi 24 février, que les responsables des deux Chambres ont même été jusqu’à mettre en avant un ensemble de conventions internationales adoptées pour gonfler le bilan de la session.
Le quotidien évoque même une «déperdition du temps législatif», pointant du doigt, bien sûr, l’absentéisme des élus. Les ministres, poursuit le quotidien, ont aussi leur part de responsabilité. En effet, «les membres du cabinet de certains d’entre eux ne leur proposent pas de projets de loi à présenter au Parlement et ne les aident pas non plus à interagir avec les propositions de loi des parlementaires, par manque de formation politique», souligne le quotidien. Il faut dire, ajoute Assabah, que «la principale préoccupation de certains membres du gouvernement est d’ajouter la mention «ancien ministre» à leur CV».
Bref, le trait principal de la session qui vient de prendre fin, c’est «cette entente entre certains ministres et une grande majorité des parlementaires pour sécher les travaux de la Chambre, aussi bien dans les commissions que les séances plénières». Au point que le nombre de députés absents lors du vote de certains textes cruciaux atteint les 77%.
Le journal Assabah révèle que les parlementaires ont décidé de réduire leur temps de travail à trois jours par semaine, du lundi au mercredi. Cette décision entraîne une concentration des réunions de commissions parfois sur un seul jour, ce qui surcharge certains parlementaires et nuit à la qualité de leur travail. Cette situation soulève des questions sur la qualité des textes de loi débattus. Des textes qui vont «affecter le présent et l’avenir de plusieurs générations, ainsi que les conditions d’exercice de nombreuses professions parce que les élus ne prennent pas suffisamment de temps pour les examiner et les amender».
A contrario, ces mêmes élus ne ménagent aucun effort pour défendre leurs avantages, comme la liberté de prendre leurs jours de congé hebdomadaire du jeudi au dimanche compris, sans compter les cinq mois de repos entre les sessions. Ce qui implique une perte sèche en termes de temps législatif, en plus bien sûr de leurs indemnités supportées par le budget public.
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