Le scandale de l’escroquerie opérée par l’entreprise immobilière Bab Darna est de nouveau remis sur la scène médiatique. En effet, «les victimes de cette grande escroquerie immobilière ont organisé un nouveau mouvement de protestation devant le siège de la Cour d’appel de Casablanca, après le report de la trentième audience qui devait être consacrée aux débats sur le fond de l’affaire», rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du jeudi 3 avril.
Les victimes de cette arnaque immobilière, qui ont manifesté sur les lieux leur mécontentement, ont été par la suite reçues par le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca afin d’être tenues au courant des raisons ayant conduit au report du procès.
D’après les sources d’Al Akhbar, «le procureur général du roi leur a expliqué que le report du procès était motivé par le fait que la justice rassemblait encore toutes les informations relatives à la plainte déposée contre le gérant de cette entreprise fictive, au niveau de son stade en appel».
Lors de la dernière audience, précise le quotidien, «les victimes ont présenté à la justice des documents relatifs aux circuits des sommes d’argent détournées par le gérant de l’entreprise et investies au Panama, avant de dévoiler les comptes du même responsable où sont déposées d’autres sommes d’argent importantes».
Les victimes de cette grande arnaque, fait remarquer le quotidien, n’arrivent pas encore à digérer comment cette entreprise fictive les a roulées, précisant dans des déclarations au quotidien que «certaines d’entre elles demeurent toujours traumatisées, que d’autres sont décédées de crises cardiaques à cause des dettes et que les familles de certaines autres ont été ruinées par cette affaire».
La Cour d’appel de Casablanca rappelle le quotidien, avait condamné, en première instance, le principal accusé dans cette affaire, à savoir le PDG du groupe immobilier, à 15 ans de prison ferme pour falsification de documents officiels, escroquerie et émission de chèques sans provision, et le notaire à 12 ans de réclusion criminelle pour sa complicité dans cette arnaque qui avait défrayé la chronique.
Cette entreprise fictive a trompé environ 1.400 familles, indique enfin Al Akhbar, précisant que le montant des avances non restituées par le groupe s’élève à plus de 500 millions de dirhams.
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